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Service des urgences médicales Frantz fanon de Annaba

Pression et manque de personnel

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le 25.07.17 | 12h00 Réagissez

Entre autres, la capacité d’absorption très limitée des services hospitaliers en aval prolonge la durée de séjour des malades, dévoyant ainsi la véritable vocation du service.

Pour évaluer, il faut établir la norme. C’est-ce qu’a estimé dans une déclaration à El Watan,  Pr Rayane, chef de service des urgences médicales Frantz Fanon de Annaba pour justifier les conditions, souvent très difficiles, dans lesquelles évolue son équipe médicale. En effet, conçu pour les urgences médicales, son service de tri des malades s’est transformé en unité d’hospitalisation de 34 lits. «Nous ne sommes plus dans la norme OMS. Au lieu de malades passagers (urgences), on assure les hospitalisations qui, souvent, relèvent de la cardiologie.

Et au lieu de seize infirmiers par équipe on évolue avec deux ou trois paramédicaux, qui, souvent, sont d’un niveau aide-soignant pour couvrir les besoins de 34 lits. Faut-il préciser que mes malades sont souvent dans un état comateux ?», s’insurge ce chef de service. Sur le plan de l’hygiène, là aussi un problème de personnel se pose.

A en croire Pr Rayane, l’hygiène en permanence de toute la structure, qui s’étale sur 600 m², dépend seulement de deux femmes de ménage. «Il faut comprendre que le facteur principal, qui est totalement indépendant de notre volonté, mais qui complique davantage cette situation, avant d’être de nature disciplinaire, est le manque drastique en personnel paramédical qualifié, et en personnel de soutien divers. Il s’agit, entre autres, des femmes de ménage, des brancardiers, des ambulanciers, des agents de sécurité, etc.», explique le même médecin.

A la question relative au manque de Mannitol, un médicament indispensable à la prise en charge des AVC aigus, le même responsable affirme : «C’est une pénurie nationale. Nous avons eu un premier arrivage depuis trois jours. Sur le plan des équipements vitaux, il arrive, en effet, qu’un tensiomètre ou un glucomètre soit momentanément défaillant, mais en général, il est rapidement remis en fonction, jamais cependant, la sécurité et la vie de nos malades n’ont été mises en péril», rassure le chef de service des urgences médicales.

Ainsi, ce dernier a voulu mettre en exergue la pression énorme que subit en amont le service des urgences médicales, par un flux massif de malades, dont beaucoup sont orientés par les structures de santé périphériques, y compris des wilayas plus ou moins limitrophes. «A cela, il faut ajouter une capacité d’absorption très limitée des services hospitaliers en aval, avec comme conséquence une durée de séjour prolongée, dévoyant ainsi la vocation véritable du service qui est, dois-je le rappeler, l’accueil, le tri et l’orientation, si nécessaire, vers les services d’hospitalisation», conclut Pr Rayane, qui rassure, cependant, que son équipe médicale ne lésine sur aucun effort pour prendre en charge les malades relevant de son service.                                                                      

Mohamed Fawzi Gaïdi
 
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