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Leur complice a écopé de la même peine

Deux avocates condamnées à trois ans de prison ferme

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le 08.01.18 | 12h00 Réagissez

Poursuivies pour «escroquerie» et «usage irrégulier sans avoir la qualité dans une fonction publique» (OPGI), deux avocates, B. L., 37 ans, et KH. M., 36 ans, relevant du barreau de Annaba ont été condamnées en deuxième instance, hier, par le président de la chambre pénale près la cour de Annaba, à une peine de trois ans de prison ferme, assortie d’une amende de 100 000 DA chacune.

Il a également prononcé la même peine et amende à l’encontre de leur complice, N.M., 60 ans, avons-nous constaté sur place. Les trois mis en cause sont sommés aussi de rembourser plusieurs millions de dinars à leurs victimes.

Il y a un mois, le représentant du ministère public près la même cour avait requis une peine de cinq ans de prison ferme à l’encontre des mêmes accusés. Cette condamnation est la confirmation de celle prononcée en première instance. A l’écoute du verdict final, face aux nombreuses victimes, c’est la panique générale. N’était l’intervention des policiers en faction et la fermeture de la salle d’ audience, la situation aurait basculé au pire. Il faut dire que cette affaire, qui remonte à l’année 2016, a secoué le milieu local des robes noires.

En effet, des citoyens se sont plaints officiellement auprès du Conseil de l’Ordre des avocats de la région de Annaba et le parquet pour dénoncer une escroquerie dont se sont rendus coupables deux avocates relevant du barreau de Annaba et un présumé escroc qui se faisait passer pour un cadre de l’OPGI. Ces derniers promettaient à des demandeurs de logements socio-locatifs (LSL) des attributions, en contrepartie d’importantes sommes d’argent.

Pour rassurer leurs «clients», les deux avocates mises en cause établissaient des reçus, cachetés au nom de leur cabinet, à leur profit. Devant des promesses non tenues, les «futurs attributaires» s’impatientaient, à tel point qu’ils n’ont pas hésité à déposer plainte. N’ayant pas vu venir leurs logements, encore moins le remboursement de leur argent, ils ont réclamé justice auprès du parquet général. L’action a été entamée l’année dernière.

Les deux avocates ont été auditionnées par le procureur général près la cour de justice de Annaba, en présence d’un délégué, dépêché par le Conseil de l’Ordre des avocats de la région de Annaba. Depuis, le dossier de l’affaire a été transmis et traité au parquet du tribunal correctionnel local avant d’atterrir, suite à un appel, à la cour de justice de la même ville.

Leïla Azzouz
 
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