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Aïn Beïda (Oum El Bouaghi)

Une ville sans espaces de loisirs pour enfants

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le 01.11.17 | 12h00 Réagissez

De nombreux espaces de culture sont malheureusement mal exploités, alors que d’autres sont presque verrouillés au public jeune.

La ville est conçue en l’état actuel des choses pour servir uniquement les adultes. Ils en sont les concepteurs et les bénéficiaires. L’exemple de la ville de Aïn Beïda, agglomération de plus de 150 000 habitants, est significatif en ce sens. Qu’ont fait les autorités et les élus de la commune pour dédier aux enfants des espaces où ils pourront s’éclater et décompresser après parfois de laborieux travaux à l’école ? Un citoyen reconnaît presque avec regret que les adultes n’ont rien fait pour l’enfant ou très peu de choses.

«Les rues, les espaces publics, les marchés, les cafés ne sont en fait que des espaces conçus par et pour les adultes. Dans d’autres villes du pays, on assiste à l’ouverture de parcs de loisirs, de piscines, alors que chez nous, les enfants ne trouvent que ces terrains mateco», assène Ahmed. Point de lieux de distraction, point d’espaces de loisirs.

«Il est regrettable que notre progéniture ne dispose de rien en matière de distractions. C’est pourquoi certains enfants se hasardent à aller faire trempette dans les mares et les étangs en été, au risque de se noyer», nous confie un autre habitant de la ville. Que faire pour les immuniser contre les déviations et les dangers qui les guettent pendant les jours de congé ou de vacances ?

A un certain moment de leur vie, les enfants sont sous l’autorité parentale, mais lorsqu’ils parviennent à un certain âge, pratiquement à la puberté, ils se rebellent contre cette autorité. Debridés et assujettis à l’ordre familial, les voilà insoumis et se prenant pour des adultes, se permettant des sorties parfois dangereuses, comme faire une virée à la grande bleue pour se baigner.

Certes, des campagnes de sensibilisation sont organisées de temps à autre par les services de la sûreté, les pompiers et Sonelgaz pour mettre en garde les enfants aussi bien contre toutes sortes de dangers, mais cela reste insuffisant. Un parent nous signale: «Il y a de nombreux maux qui guettent nos enfants, comme la consommation de la drogue, la violence, l’alcool et même les déviations sexuelles?»

Et d’ajouter: «Il existe de nombreux espaces de culture qui sont malheureusement mal exploités. Ils sont presque verrouillés au public aussi bien jeune qu’adulte, il va falloir que la société civile les investisse et à bon escient.» Lattafi, architecte, abonde dans un autre sens : «Je déplore notamment l’inexistence d’un aquaparc ou un parc de loisirs comme il en existe un peu partout sur le territoire national. Ce sont de tels manques qui brisent les élans de l’enfance et la jettent dans les bras du vice et parfois de la violence.»

Depuis que des enfants ont été victimes de l’explosion d’un engin non identifié, et qui a arraché à l’un une jambe et à l’autre un bras, les parents sont comme tétanisés par cet événement. Ils ne laissent plus leur progéniture s’attarder dans la rue ou les petits espaces aménagés entre les immeubles. Cela amènera-t-il les prochains élus communaux à réviser leur feuille de route pour faire profiter les enfants de jeux utiles et agréables, loin des dangers de la rue et des mauvaises fréquentations.   

Baâziz Lazhar
 
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