Régions Est Actu Est
 

Port sec de texter, à Bordj Bou Arréridj

Une infrastructure qui tourne au ralenti

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 01.02.18 | 12h00 Réagissez

Même en ayant enregistré une progression de 60 % par rapport à l’année précédente, l’activité portuaire reste en dessous des capacités de la zone.

Un fleuron censé créer une dynamique d’envergure dans la région et absorber un important taux de chômage parmi les demandeurs d’emploi. Pourtant, il n’en est rien pour le port sec de Tixter, à mi-chemin entre Bordj et Sétif, dans la commune de Aïn Taghrout. Une zone extra-portuaire mise en service, en grande pompe, depuis deux ans, en présence du directeur général des Douanes et des autorités de la wilaya de Bordj.

Mais une zone qui tourne au ralenti et en deçà de ses capacités. Qu’est-ce qui peut empêcher une telle infrastructure de prospérer et de contribuer à l’effort économique national ? «En effet, le port sec fonctionne en deçà de ses capacités et cela ne dépend pas de nous. Mais une chose est certaine, c’est que nous avons pu enregistrer durant l’exercice 2017 quelque 167 opérations d’exportations transitées via nos services, vers l’UE, les pays arabes, l’Amérique du Nord et l’Afrique, pour une valeur de plus de 12 millions de dollars.

Pour optimiser les activités multimodales du port de Tixter, nous avons, justement, prévu une journée d’information à la CCIB, qui sera animée par des experts, où il sera question de présenter la cartographie de l’offre projetée de la zone logistique de Tixter, d’inventorier les contraintes éventuelles, aussi bien d’ordre logistique que réglementaire, et promouvoir le transport ferroviaire des marchandises», nous répond Abdelkader Haid, directeur de la Chambre de l’industrie et du commerce des Bibans (CCIB).

Pour en savoir un peu plus sur le sujet, nous avons pris attache avec Halim Kasmi, directeur des zones logistiques extra-portuaires, de l’entreprise portuaire de Béjaïa. A travers un document qu’il nous a communiqué, il indique que l’exercice du port sec durant l’année 2017 a connu une progression de 60 % par rapport à l’année précédente, avec 800 boîtes traitées, mais qui reste très en dessous des capacités de la zone.

Un nouveau dispositif de facilitations, concernant le transfert partiel des marchandises containerisées vers les ports secs, a été installé, dont celui de Tixter, et entré en vigueur le 11 décembre 2017. Les résultats commencent, selon toujours le même document, à se faire sentir, puisque pour la première fois, le port de Béjaïa a pu expédier dimanche dernier (le 28 janvier) deux trains de 25 wagons, avec des containers ayant été débarqués du navire le même jour.

En conclusion, M. Kasmi tient à réaffirmer, à travers le document, que l’année 2018 est inscrite comme année de référence pour faire émerger le potentiel de la zone de Tixter, avec, nécessairement, la recherche permanente de faire converger des conjonctions favorables avec l’ensemble des acteurs de la logistique, pour donner davantage d’impulsions aux opérateurs économiques.

A mi-chemin entre Bordj et Sétif, l’implantation de la zone logistique de Tixter est hautement stratégique à plus d’un titre. Elle permet au port d’étendre son rôle de pivot économique dans la région et de bénéficier de la dynamique économique et industrielle de cette région entreprenante, théoriquement, avec comme impact des milliers de postes d’emploi, directs et indirects.
 

M. Allouache
 
loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Loading...
Vidéo

vidéos

vidéos
Loading...
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...