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Aïn Beida

Une gestion à vau-l’eau

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le 19.11.17 | 12h00 Réagissez

L’APC d’Aïn Beida, composée de 33 membres, n’a pas été en mesure de relever le challenge et d’assurer une impulsion salutaire à la cité des Haractas dont le nombre d’habitants, selon nos informations, tourne autour de 200 000 âmes.

Les plans communaux ont connu des retards dans leur réalisation, comme dans le secteur éducatif, comme l’absence de cantines servant des plats chauds. Pas plus tard que la semaine dernière, les parents des élèves de l’école Gahmous ont protesté contre l’absence de chauffage, gardé leurs enfants à la maison. Les rues de la ville fourmillent de nids de poules qui se transforment les jours de pluie en mares d’eau. Cet état de fait oblige les chauffeurs à slalomer pour éviter à leur véhicule des dommages. «Il est aisé de placer des dos d’ânes partout, alors que pour éliminer les nids de poule, la commune n’agit pas», déplore Badie, un retraité de l’éducation.

Quelques actions timides ont été entreprises pour libérer les places du squat par les marchands ambulants. Aujourd’hui, la ville est un vrai souk à ciel ouvert. Pratiquement toutes les rues, ruelles et placettes sont de venues la propriété  de petites vendeurs. Beaucoup se demandent pourquoi les autorités de la ville refusent d’ouvrir l’ancien marché couvert et d’en attribuer les stands aux jeunes vendeurs. Pour rappel ledit marché, implanté dans le centre névralgique de la cité est fermé au commerce depuis deux décennies. Le projet consistant en l’implantation de quatre marchés de proximité tarde à voir le jour. Un projet qui devait résoudre définitivement le problème du squat de la place de Palestine et celle des martyrs. Le marché à bestiaux, considéré comme l’un des plus importants de la région ne dispose ni d’un mur d’enceinte, ni d’un emplacement adéquat. Même les chemins qui y mènent ne sont pas goudronnés

. Pour nombre de citoyens, la ville se ruralise de plus en plus. Les montagnes d’ordures s’amoncellent et leur ramassage se fait parfois après plusieurs jours. La commune dispose pourtant d’une flotte importante de camions bennes, mais malheureusement certains sont tombés en panne. L’éclairage public est lui aussi déficient tant que certaines rues demeurent dans l’obscurité pendant des moins, pour ne pas dire pendant des années. Urbanistiqement parlant, la ville a subi une déprédation sans commune mesure : inesthétique des façades et des trottoirs, plantation d’arbres appartenant à des essences forestières. Pour leur élagage, il faut encore attendre!...

Ce qu’il faut souligner surtout c’est que l’APC d’Aïn Beida n’a pas connu de stabilité depuis les années 1980. Aucun président depuis cette période n’a achevé son mandat, de sorte que les affaires de la commune ont traversé des périodes creuses, caractérisées par des retards dans le règlement des affaires des habitants.

L’actuelle assemblée a aussi connu un changement, alors que même certains de ses membres ont jeté l’éponge pour une raison ou une autre. N’oublions pas de souligner par ailleurs que la présente assemblée n’a pas mis sur pied un conseil culturel qui prenne à cœur les problèmes des artistes et des gens de lettres de la ville, ne serait-ce que pour honorer certains d’entre eux. Avec la campagne qui bat sont plein pour l’élection d’une nouvelle assemblée, la commune semble vivre une léthargie incommensurable. Est-ce parce que ses locataires, du moins pour nombre d’entre eux, ne briguent pas un autre mandat, ou est-ce parce qu’ils considèrent que leur mission est finie ?                                          
 

Baâziz Lazhar
 
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