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Cours de soutien scolaire à Bordj Bou Arréridj

Une formule aussi fustigée que convoitée

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le 30.10.17 | 12h00 Réagissez

Une nouvelle formule d’apprentissage qui émerge ces derniers temps en gagnant tous les cycles et pullule un peu partout : les cours de soutien, en substance de maths, physique-chimie, français, anglais..., dispensés par des enseignants «chevronnés», à domicile, en aménageant des espaces en salle de cours, aux élèves des classes d’examens, en l’occurrence la 5e AP, la 4e AM et la terminale.

Et le phénomène arrange aussi bien les élèves ayant des difficultés d’acquisition pendant les cours réguliers ou désirant perfectionner leur «bosse» et leur performance dans telle ou telle discipline, que les enseignants en quête d’arrondir leurs fins de mois, moyennant des sommes allant de 500 à 1000 dinars par mois et par élève. Les parents d’élèves apprécient la formule et veulent, coûte que coûte, que leurs enfants réussissent. Le ministère de l’Education la désapprouve et la juge «illicite» puisqu’elle fait disparaître l’égalité des chances en creusant l’écart entre les élèves, tout en fustigeant les conditions d’accueil. Nous avons abordé le sujet avec Ismaïl Izarroukène, parent d’élève et président de l’association caritative El Gheith, qui compte parmi ses activités des cours de soutien aux élèves du primaire et du moyen. «En effet, 80% de ceux qui donnent les cours de soutien ne le font pas dans les normes, autrement dit, dans des garages et avec les moyens du bord comme outils didactiques, parfois sans chauffage ni aération des lieux. Certes, c’est un fardeau de plus pour beaucoup de pères de familles nombreuses de débourser chaque mois 2000 ou 3000 dinars, voire plus, mais les cours de soutien sont une bonne idée qui permet à nos enfants de se rattraper et de consolider leurs acquis. Personnellement, j’ai une fille qui passera le bac cette année, et je n’ai pas hésité un instant à l’inscrire pour des cours de maths et de physique.

Ce qui nous conduit à dire que la faille incombe à l’école qui ne remplit pas pleinement la mission pédagogique dont elle a la charge». Certains brandissent le totem des cours de soutien pour fuir «le gavage» intellectuel que leur inculque l’école, avec l’enchaînement des matières, que subit l’élève de 8h jusqu’à 15h, voire au-delà, cinq jours par semaine, sans pour autant retenir, relativement, un maximum de connaissances par rapport à ce que reçoit l’apprenant. D’autres renvoient carrément la responsabilité à «la définition» de l’école et de l’apprentissage, elle-même, qui a tendance à n’intéresser pas les concernés qui se voient en futurs chômeurs, bardés de diplômes et, dans le meilleur des cas, occupant des postes ne correspondant peut-être pas à leur domaine de spécialité. En somme, les quelques élèves que nous avons pu interroger étaient unanimes sur le sujet : «Si nous avons accepté certaines conditions d’apprentissage, exiguïté des lieux, absence de chauffage et d’éclairage, c’est par persévérance, pourvu que nous décrochions le ‘‘sésame’’, avec la meilleure moyenne possible qui nous permettra de faire notre choix du cursus universitaire.» 
 

M. Allouache
 
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