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Algérienne des eaux de Bordj Bou Arréridj

Une entreprise qui croule sous 23 milliards de dettes

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le 26.12.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le projet de rénovation des canalisations a été gelé en raison de la crise financière
Le projet de rénovation des canalisations a été...

En plus des créances, des raccordements illicites et de la sécheresse, s’ajoute le phénomène des déperditions, dues au vieillissement du réseau d’adduction qui remonte à l’ère coloniale.

L’Algérienne des eaux (ADE) de Bordj Bou Arréridj croule sous le poids des créances. Selon les derniers chiffres avancés par les services de cette entreprise, ces créances sont passées de 19 à 23 milliards de centimes. «Une situation très difficile, au point que nous ne sommes même pas en mesure de renouveler certains articles bureautiques indispensables», soutiennent des cadres de l’entreprise.

Pour remédier à cet état de fait, l’ADE a lancé depuis octobre dernier une campagne de recouvrement, visant les récalcitrants «qui s’entêtent à ne pas vouloir payer la note, s’élevant  parfois à 5 millions de centimes pour certains abonnés». «Par ailleurs, 32 cas de branchements illicites ont également été signalés par les services du contentieux de l’ADE, ainsi que 38 autres cas de non-paiement, dont 4 relevant des institutions étatiques, portés en justice, qui ont provoqué un manque à gagner de 700 millions de centimes», avancent des sources de l’ADE.

«Bien que nous ayons mis à la disposition des citoyens différents modes de paiement, en espèces auprès de nos agences, à la poste ou en mode d’e-paiement, certains parmi nos clients refusent toujours d’obtempérer. Et dans ce cas, il n’y a que la justice comme dernier recours pour trancher», nous révèlent les mêmes sources.

A noter que la vague de sécheresse qui a sévi dans la wilaya a provoqué l’assèchement de plusieurs forages et la chute du débit pour d’autres, tels que les deux principaux forages de Ras El Oued, les  cinq autres d’El Hamadia et la source de Lachbour, qui alimentait certains quartiers de Bordj Bou Arréridj, et qui a vu chuter son débit de 1000 m3/jour à 200 m3/jour.

En plus des créances, des raccordements illicites et la sécheresse, s’ajoute le phénomène des déperditions, dues au vieillissement du réseau d’adduction qui remonte à l’ère coloniale. A ce propos, l’ADE, en coopération avec une entreprise française, a réalisé une étude pour rénover l’ensemble des canalisations de la ville de Bordj Bou Arréridj.

Mais faute de moyens, et vu la conjoncture économique, le projet a dû être interrompu à hauteur de 35% d’avancement. Et malgré ces indices, l’ADE rassure ses clients que l’approvisionnement en eau potable se poursuit au rythme d’un jour sur deux, et parfois au quotidien, pour certains quartiers de Bordj Bou Arréridj.                                      
                                                                            

M. Allouache
 
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