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Mosquée El Atik de Tébessa

Un témoin de l’histoire

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le 08.05.18 | 12h00 Réagissez

 
	La structure a connu une restauration pour préserver son architecture
La structure a connu une restauration pour préserver son...

Après les vestiges romains que recèle la ville de Tébessa, dont la porte de Caracalla, la basilique Sainte-Crispine ou encore le temple de Minerve, l’unique édifice bâti par les musulmans, qui n’est autre que la mosquée El Atik, demeure toujours intact pour se dresser comme un véritable témoin de l’histoire.

Située en plein centre-ville, la mosquée fut construite par les Turcs en 1841, mais avant que les travaux ne soient achevés, la ville fut tombée en 1842 aux mains des Français. Ces derniers, et pour faire face à une éventuelle résistance des habitants, qui pourraient avoir la mosquée comme point de départ, ont instauré des lois pour contrôler les lieux de culte, en se donnant le pouvoir de désigner les imams et d’avoir un œil sur les thèmes des prêches du vendredi. Une situation qui est restée inchangée jusqu’à 1926, année durant laquelle l’imam Larbi Tebessi rentrait d’un long voyage d’études en Tunisie.

L’enfant prodigue de Tébessa était érudit et sage et répandait ses connaissances et ses réformes parmi la population, l’incitant à la rébellion contre la domination française. Une action qui a suscité le mécontentement des Français. L’administration coloniale lui proposa aussitôt d’être l’imam de la mosquée El Atik, pour le mettre sous son autorité, mais l’imam refusa sous prétexte qu’il était en train de fonder une école coranique qui prendra le nom «Tahdhib». L’histoire de la mosquée El Atik reste aussi liée à certains récits «extraordinaires», comme celui révélé dans les mémoires d’un officier français, qui rapportait que la fille du gouverneur français de la ville était gravement malade.

On racontait qu’elle ne fut guérie que lorsqu’elle était entrée dans la mosquée. Depuis, les habitants de la ville de Tébessa et d’ailleurs venaient régulièrement pour avoir la bénédiction dans ce lieu.

Et c’était une nouvelle ère qui commençait pour cet édifice. Une époque de réformes et de lumière, et ce fut les discours engagés jusqu’au déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954, où la plus ancienne mosquée de la ville servait de lieu de rencontre des moudjahidine. Après l’indépendance, la mosquée a repris sa place de lieu de culte le plus influent à Tébessa et une école coranique fut fondée. Aujourd’hui, la mosquée El Atik est le seul témoin de l’histoire de l’époque islamique. El Atik, comme on aime l’appeler, donne toujours à la fois une impression de robustesse et de sérénité.

Avec un seul minaret construit sur des pierres en forme carrée sur lequel repose une coupole pointue, l’édifice dispose d’une toiture reposant sur des piliers en pierre taillée. Les murs sont ornés de mosaïques islamiques authentiques montrant l’habileté de la main turque de l’époque. La mosquée a connu plusieurs travaux de restauration pour conserver son architecture d’antan.

Lakehal samir
 
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