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Bordj Bou Arréridj

Un site archéologique à l’abandon à Tihamamine

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le 10.01.17 | 10h00 Réagissez

Le sol de la wilaya de Bordj Bou Arréridj regorge de vestiges antiques inestimables.

Depuis des années, au moment où la région manque cruellement d’emplois et de rentrées économiques, des sites archéologiques d’une valeur inestimable sont à l’abandon, livrés au pillage et à la disparition.

Parmi ces lieux témoins de l’histoire plusieurs fois millénaire de cette région, les sites archéologiques dans les communes de Bordj Ghedir, Bendaoud, Teffreg, Taghalait, El Euch, El K’sour, Medjana, El Achir, Belimour et Bordj Bou Arréridj. Les visiteurs de la ville de Tihamamine, dans la commune d’El Euch, à une quarantaine de kilomètres au sud de Bordj Bou Arréridj, n’en finissent pas de retenir leur souffle face à la dégradation que subissent les monuments historiques classés de cette cité. Les ruines de la ville témoignent du grand raffinement de la civilisation hammadite, d’une architecture originale et de la culture palatiale de l’Afrique du Nord.

La ville est construite sur un escarpement rocheux, entre Oued Ziatène et Oued Chelkhane, à 848 mètres d’altitude. Elle s’étend sur une longueur de 390 mètres sous forme de triangle. Sa base est orientée vers le nord. Elle est entourée d’une muraille, sur une longueur de 65 mètres. La partie de l’enceinte nord-ouest fait 100 mètres de longueur et comporte trois bastions, reliés entre eux par des courtines. La hauteur des murs de cette partie de l’enceinte est de 1m à 2,5 mètres, son épaisseur est de 62 cm.

Le côté est des ruines est construit sur les bords rocheux. La ville possédait deux issues, l’une au nord et l’autre au sud, large de 1,50 mètre. A l’intérieur, on peut distinguer les restes des murs et des maisons qui émergent du sol. La rue principale traversant le site du sud au nord, est d’une largeur de 2,40 m. Les visiteurs du site parlent aussi de la présence de débris de tuiles, de briques et de restes de vases colorés, semblables à ceux de la Kalaâ des Beni Hammad. Selon les spécialistes et les historiens de la région, avec le peu de données, il est aisé de constater que «le style d’architecture, le type de construction et les matériaux utilisés dans la construction sont tous analogues à ceux de la Kalaâ des Beni Hammad».

Ce constat nous mène à conclure que les ruines des deux villes (Tihamamine et la Kalaâ des Beni Hammad, datent de la même époque des 11e et 12e siècles de l’ère chrétienne [1007-1152]. En somme, c’est toute une cité qui serait ensevelie sous terre et une autre délaissée sur terre ! Il aura fallu des années de lutte de la part des habitants et de quelques associations locales pour voir enfin les lieux gorgés de ruines, classés comme site protégé. Aucune construction ni autres sortes de travaux n’y sont permis, et ce, dans l’optique de protéger ces vestiges appartenant à l’histoire et à la mémoire collective de la région. Cependant, il est à déplorer que même classé, ce site n’a bénéficié ni de fouilles ni de protection.
 

A.B.
 
 
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