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Bordj, Bejaia et Sétif

Un projet de développement durable tombe à l’eau ?

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le 10.09.17 | 12h00 Réagissez

Tout le monde est d’accord sur le fait que l’avenir de l’Algérie post pétrole reposera sur deux alternatives, aussi impérieuses que durables : l’agriculture et le tourisme.

Autour de ce thème et à l’initiative de la coordination de trois associations des wilayas de Bordj, Sétif et Bejaia, que s’est articulée une journée d’étude, tenue, il y a quelques années, à l’université d’El Annasser, animée par des enseignants des universités de Sétif et Bejaia et des chercheurs de l’université d’El Annasser de Bordj, en coordination avec les bureaux d’études et des laboratoires de recherches sur le développement durable. Il s’agit des associations de OuedMehadjer de Bordj, Bousellem de Sétif et Soummam de Bejaia.
Au cœur de cette journée, le désenclavement de la région nord, à cheval entre les trois wilayas, à travers un axe routier de 80 km, avec deux tunnels et plusieurs ponts. Un axe qui devait relier Medjana à Akbou, passant par les communes de Colla, Djaafra et El Main, avec des ramifications touchant 25 communes, soit une population de plus de 300 mille habitants qui y accèderont, une fois réalisées.

Le pont d’Ath Halla, long de 122 mètres, enjambant l’oued Mehadjar, la seule infrastructure réceptionnée en 2016 après un flagrant retard. Mais elle facilite la jonction entre les communes de Djaafra, Guenzet et Tamokra, affiliées, respectivement, à Bordj, Sétif et Bejaia. Sinon, le projet peine à voir le jour, l’espoir des populationss’évapore. Sur le sujet, nous avons questionné Kamel Guettari, ingénieur agronome et membre de ladite coordination, qui nous répondra non sans amertume : «Nous avions remis tout un dossier au premier ministre Sellal lors de son déplacement dans la wilaya de Bordj en 2014, un projet auquel il avait donné son accord initial. Et peu de temps après, un avis d’appels d’offre avait été lancé dans un quotidien national, exigeant un bureau d’études hautement qualifié. Sauf que le projet a coïncidé avec le début de la crise économique, du coup il a été suspendu. Et ce serait un sacrilège de laisser tomber une telle opportunité susceptible de générer un impact économique considérable sur toute la région». D’aucuns pensent que les pouvoirs publics devraient faire un effort ne serait-ce que pour la réalisation d’une tranche du projet pour donner espoir aux populations locales. «Nous empruntons les mêmes chemins tracés depuis des décennies. Or la France coloniale les avait tracés pour mieux dominer et faire main basse sur les populations et non pas à les désenclaver», regrette-t-il 

M. Allouache
 
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