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Le ministre des ressources en eau à El Tarf

Un plan d’urgence pour atténuer la crise de l’eau

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le 16.09.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le plan d’eau du barrage de Mexa
Le plan d’eau du barrage de Mexa

En visite de travail dans les wilayas de Annaba et d’El Tarf, les 13 et 14 septembre, chaudes journées estivales, Hocine Necib, ministre des Ressources en eau, a joué au pompier.

A chacun des trois points de sa visite à El Tarf : le barrage de Mexa et sa station de traitement en prise à de nombreux arrêts, la station de relevage de Hanichet, qui rassemble les eaux d’un champ de 60 forages tombés en désuétude par manque d’entretien, la station de Zerizer, qui pompe l’eau de l’oued Bounamoussa. Il a tenu à rassurer la population de Annaba sur un retour progressif à la normale dans les 48 heures, aujourd’hui précisément.

Le ministre a également invité à suivre, demain, le Premier ministre et le programme du gouvernement, qui sera soumis au Parlement : «Il sera très riche sur cette question», a-t-il annoncé.Pour faire face à la crise de l’eau, il y aurait un plan d’urgence avec l’exploitation des couches de fond du barrage de Chefia (oued Bounamoussa), qui apporteront avec les 20 millions de m3 restants, les 80 000 m3/j pour Annaba, dont 50 000 m3/j pour l’AEP de Annaba, et le reste pour le complexe d’El Hadjar. Ceci «en attendant la soudure avec les prochaines pluies, qui ne devraient plus tarder», a prédit Hocine Necib.

Ce programme d’urgence «pour sécuriser Annaba et El Tarf» est basé sur trois opérations à court terme à El Tarf. Avant la fin de l’année, la réhabilitation et le doublement sur 22 km de la conduite de la station de Mexa et celle de Hanichet, qui apporteront quelque 35 000 m3/j. La réhabilitation dans les semaines prochaines de 12 forages sur les 32 prévus du champ captant de Bouteldja qui devraient apporter 15 000 m3/j.

L’entreprise est à l’œuvre et «il faut lui mettre la pression», a ordonné le ministre des Ressources en eau. Troisième opération, décision prise par le gouvernement de dégeler le projet de la station de dessalement d’eau de mer de Chatt, qui fournira 50 000 m3/j. L’appel à la concurrence va être relancé et sa réalisation pourrait débuter en février 2018. «Il faut diversifier les sources d’approvisionnement», a encore exhorté le ministre, en recommandant de revenir aux ressources souterraines avec l’implantation de forages.

A ce propos, il a apporté son soutien au wali d’El Tarf, qui se propose de réaliser 44 forages pour faire face à la crise dans cette wilaya. Considérée comme un réservoir inépuisable, à tort parce que ce n’est pas un constat visuel, ni prouvét par des études approfondies, El Tarf a, dans une bande de 30 km de long et 15 km de large, trois barrages opérationnels et trois autres en projet.

A côté de cela, on compte quelque 200 forages. Et lorsque l’on sait qu’au moins 30 %, c’est le chiffre officiel que les professionnels situent à plus de 60 %, de cette eau, sont perdus dans les incalculables fuites qui jalonnent les canalisations d’adduction, et surtout de distribution, on se demande à quoi cela sert-il donc de mobiliser et d’exploiter une ressource rare et précieuse si on en perd la moitié ? Probablement conscient de cette incongruité, le ministre a parlé, en tant que mesure en aval de son programme d’urgence, de réhabilitation des conduites pour éliminer les fuites et des mesures pour la gestion de l’eau, faisant allusion aux défaillances criantes des organismes de gestion.
 

Slim Sadki
 
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