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Prolongement de la rue des jardins à Souk Ahras

Un no man’s land en semi-urbanité

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le 06.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le centre ville de Souk Ahras
Le centre ville de Souk Ahras

Né dans l’improvisation et la politique du fait accompli, le prolongement de la rue des jardins devenu par la force des choses un quartier et point de rencontre de plusieurs passagers, n’est pas en mesure de remplir les conditions requises pour sa reconnaissance comme quartier résidentiel.

Ses habitants qui sortent du lot des constructeurs illicites dénoncent en premier lieu la prolifération des baraques et des constructions de fortune tout comme les espaces de servitude de la ligne des chemins de fer transformés en lots constructibles.

«Nous avons eu vent d’une affaire en justice pour mettre fin à ce piétinement des espaces publics qui ternit l’image de notre cité et expose ses habitants à des dangers certains, restée à ce jour sans suite. Pis encore, les constructeurs sont au deuxième étage et les quelques passages restants viennent d’être annexés par ces mêmes prédateurs», a indiqué le représentant du quartier. D’autres situations litigieuses liées à la dilapidation du foncier ont été signalées par les autres habitants du quartier qui ont évoqué un circuit de complicité où sévissent des recycleurs des biens de l’Etat et autres personnes au dessus des reproches. L’informel dans cette partie de la ville de Souk-Ahras est aussi publiquement assumé par des commerces ouverts au grand jour devant les responsables sans inscription aucune au niveau des services du registre de commerce, ni aucune autre déclaration du côté des autres instances publiques.

«Les plans de masse, car il en existent plusieurs, ne prévoient dans leur majorité qu’une infime partie de constructions avec espaces extensibles qui tiendraient compte d’une viabilisation dont les limites n’atteignent même pas l’actuelle mosquée et le terrain mateco qui y ont été implantés à bon escient pour mieux gérer l’irréparable», a déclaré un employé de l’APC de Souk-Ahras très au fait des déboires de ce quartier. La suite de terrains vagues, les logis et commerces de fortune, les façades crasseuses et parfois effritées par l’effet de l’approximatif, les réseaux de canalisation des eaux usées, les immondices qui jonchent le sol à longueur d’année, les vaches errantes, les chiens abandonnés et les rongeurs… achèvent tout espoir de voir cette partie du chef-lieu de la wilaya adopter le statut d’une cité résidentielle. L’APC dont les élus sont en fin de mandat n’y voit pas une priorité et les associations fantoches cultivent depuis des années une fixation par rapport aux boulevards empruntés par les officiels. En attendant la rue des jardins citée autrefois en référence en matière d’urbanisme et d’urbanité, va vers un prolongement qui donne sur un résumé de carences et de dépravations.  

Abderrahmane Djafri
 
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