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Tailleur de pierre à Bordj Bou-Arréridj

Un dur métier qui persiste

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le 16.10.17 | 12h00 Réagissez

Un dur métier qui persiste

Des dizaines de jeunes s’adonnent à l’activité de la taille de pierre, longeant la RN5, aux frontières des wilayas de  Bordj et Bouira.

Par curiosité, nous avons marqué une halte devant l’un de ces jeunes, qui n’a pas caché sa fierté du métier qu’il exerce et «sans la moindre aide de l’Etat». «C’est vrai, le métier est pénible et demande beaucoup d’endurance, mais nous nous en sortons plutôt bien. Avec des certificats d’artisan, nous travaillons dans la légalité sans échapper au fisc. Nous devons aller chercher la pierre brute depuis cette montagne, Tassadart, à 6 ou 7 km d’ici. Une fois sur les lieux, il faut escalader le versant abrupt pour l’extraire, ce qui n’est pas tâche facile, la charger puis la décharger. Mais une fois taillée, nous pourrons l’écouler au prix fort à nos clients qui convergent des 48 wilayas du pays, et parfois, même de l’étranger» nous dit Djamel, qui a au compteur 20 ans d’expérience.

Les pierres sont répertoriées en trois catégories, la pierre bleue, destinée à la dalle de sol, à la mosaïque ou à la décoration, est vendue à raison de 350 dinars pour le mètre carré; la pierre angulaire ou en poutre, à raison de 1800 DA/m2 et la pierre simple, destinée à la construction, est cédée à 1400 dinars le m2.

A en croire notre interlocuteur, l’activité est mercantile, leur permettant de gagner correctement leur vie, mais elle a son côté négatif sur la santé, puisque la majorité de ces tailleurs ne portent ni gants ni masques. «Tout à fait. A force d’inhaler des particules de poussière, certains ont des soucis respiratoires et allergiques, d’autres se font constamment couper en manipulant les pierres tranchantes. Pourtant, ce n’est pas si difficile de se protéger», se désole t-il. Outre les tailleurs de pierre, ce tronçon de la RN 5 est source de vie pour beaucoup de jeunes des parages qui exposent leurs produits du terroir, des figues, des figues de Barbarie, de l’huile d’olive, des fraises, des cailles... Et en fins négociants, ils finissent par trouver la parade pour écouler leurs produits aux usagers de la route, adeptes d’exotisme et d’originalité. 

M. Allouache
 
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