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Retour sur l’explosion d’un engin à Aïn Beïda (Oum El Bouaghi)

Trois enfants traumatisés à vie

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le 23.10.17 | 12h00 Réagissez

Le 15 octobre dernier, un engin a explosé à la cité Beleulmi de la ville d’Aïn Beida. L’impact était tel que trois enfants jouant à poximité ont été soulevés de terre et en retombant, ils étaient maculés de sang. Les gens alentour ne comprenaient pas ce qui leur était arrivé. Vite, on appela les secours.

Ce sont des riverains qui se chargèrent de la mission d’évacuer les trois blessés à l’hôpital d’Aïn Beida. C’est là qu’on a compris la gravité de la situation. T. Djaber, âgé de 9 ans, sera amputé du bras et d’une partie de la jambe (les orteils), l’autre, D.S. Amine perdra la jambe, tandis que le troisième, juste âgé de 7 ans, sera admis aux urgences pour lui retirer des éclats.

Un commerçant nous a raconté qu’un éclat était tombé sur la toiture d’un véhicule, le perforant. D’autres éclats ont brisé les vitres des immeubles limitrophes au lieu de l’explosion.

Une semaine après le terrible incident, les enfants sont toujours maintenus à l’hôpital pour des soins. Et jusqu’à présent, nul ne sait d’où les enfants ont récupéré l’objet qui leur a explosé au visage. Tous les voisins qu’on a rencontrés sur les lieux sont évasifs, ne sachant quoi dire sur l’événement qui a jeté l’émoi dans tout un quartier, amenant les habitants à interdire la sortie à leurs enfants après le retour de l’école.

La peur de revivre de tels incidents a traumatisé tout le monde. Ce qui importe surtout c’est le sort des jeunes garçons. Comment parviendront-ils à se reconstruire après avoir subi, qui l’amputation d’une jambe, qui celle du bras ? Leur vie ne sera plus celle des enfants de leur âge. Ils porteront en eux des blessures indélébiles et insurmontables. Les parents aussi en souffriront, car se sentant quelque part coupables de n’avoir pas gardé l’œil sur leur progéniture. Comment feront-ils pour aider les petits anges à se reconstruire une nouvelle vie et insuffler en eux l’amour d’exister même diminués d’un bras ou d’une jambe ? Le rôle aussi de toute la société, des psychologues, des maîtres d’école, des proches, des camarades et amis du quartier. Tout cela pour leur faire oublier ce terrible traumatisme et leur rendre goût à la vie.

Baâziz Lazhar
 
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