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Aïn Fakroun (Oum El Bouaghi)

Rush sur la capitale du prêt-à-porter

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le 24.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	l Attirées par des prix défiant toute concurrence, des centaines de familles affluent vers cette ville, 
	à quelques jours de l’Aïd et de la rentrée scolaire.
l Attirées par des prix défiant toute concurrence, des...

Aujourd’hui, qui dans le pays ne connaît pas la ville de Aïn Fakroun ? Elle s’est taillé un nom depuis que ses commerçants, tous des importateurs de fringues, ont investi ce créneau, devançant des villes plus importantes.

Chose qui a fait dire à un responsable politique : «Même en Chine, le nom de Aïn Fakroun est connu par les entreprises et industries du vêtement.» C’est durant les années 1980 que l’importation du prêt-à-porter a connu un boom spectaculaire dans la ville de Aïn Fakroun. Ils sont des dizaines de commerçants qui se réclament  premiers importateurs de toutes sortes de vêtements, ce qui est d’ailleurs vrai au vu du nombre toujours croissant d’acheteurs, qui viennent de toutes les régions de l’Est algérien. Pendant ces jours qui précèdent la fête de l’Aïd, les rues commerçantes ne désemplissent pas.

Des voitures immatriculées dans pratiquement toutes les wilayas du pays sont garées dans les rues adjacentes aux deux grands boulevards, les plus achalandés. Le premier est celui de la route de Constantine, qui s’étire sur près de deux kilomètres. Le second est appelé route de Aïn M’lila et compte des dizaines de boutiques de vêtements. Les commerçants étalent dehors, généralement, un grand nombre de modèles de vêtements pour attirer la clientèle, surtout la gent féminine.

Ce sont des mères de famille qui viennent vêtir les enfants pour la fête et pour la prochaine rentrée des classes. Ce qui a fait la réputation de Aïn Fakroun, c’est la modicité des prix des articles. Certains clients s’adressent directement aux grossistes. Ces derniers vendent à la douzaine les articles, aussi bien pour femmes que pour enfants. Aïn Fakroun est connue aussi pour ses brochettes. Des dizaines de gargotes se bousculent sur le boulevard de Constantine (RN10). A midi, tout passant est happé par les fumées qui se dégagent des barbecues installés sur les trottoirs.

Le prix du kilo d’agneau est, nous dit-on, le moins cher du pays. Reste à savoir si la viande est de bonne qualité. Certes, le marché des fringues emploie un grand nombre de jeunes, surtout pour surveiller la marchandise, mais il faut convenir que la ville de Aïn Fakroun compte aussi des gens pauvres qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Preuve en est, les maisons minuscules des vieilles cités qui cache à la vue du visiteur les villas cossues à plusieurs étages et qui ne semblent même pas habitées entièrement. En passant la nuit sur le boulevard de Constantine, tout semble désert. Il y a très peu de fenêtres éclairées. Pour ceux qui ne le savent pas, Aïn Fakroun tire son nom du monticule qui la surplombe du côté est et qui ressemble à s’y méprendre à une gigantesque tortue.

Baâziz Lazhar
 
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