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Ils sont devenus plus nombreux à Souk Ahras

Quelle solution pour les aliénés mentaux ?

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le 12.09.17 | 12h00 Réagissez

D’aucuns se demandent si les centaines d’aliénés mentaux qui arpentent quotidiennement les rues de la ville de Souk Ahras arriveront un jour à susciter l’inquiétude des responsables, vu d’abord leur nombre qui augmente et les risques auxquels est exposée la population.

Les victimes, on en compte au nombre des jours de l’année et l’état de délabrement avancé dans lequel se trouvent les artères principales de la cité implique parfois ces êtres inconscients de leurs actes. Hier, en plein jour, un malade mental en tenue d’Adam, offrait aux passants un spectacle obscène et prenait pour cible les jeunes femmes. Un abonné de la place de l’Indépendance a, quant à lui, pris le pli de venir quotidiennement pendant les moments de grande affluence soulager ses entrailles au beau milieu du trottoir.

D’autres malades mentaux font preuve d’une grande agressivité. En voici un témoignage fait à El Watan par un commerçant de la ville : «Une femme qui était de passage avant-hier à la rue de l’ALN a évité le pire de justesse. Une personne déguenillée a réussi dans une suite de gestes imprévisibles à la rouer de coups de poings, n’était l’intervention des passants.» Ses voisins ont déclaré  que le phénomène a dépassé l’entendement et que le laisser-faire des responsables est loin d’être un signe de bonne santé pour la gestion des affaires de la cité.

En milieu professionnel, des centaines de cas de fonctionnaires, d’enseignants, de gestionnaires sont atteints de pathologies mentales, mais continuent à exercer leur activité à l’insu des instances de contrôle. «Des cas de personnes pour lesquelles des psychiatres ont recommandé, selon les cas, des postes aménagés ou un transfert du dossier aux assurances, sont ignorés à bon escient par certains employeurs», a indiqué une source médicale qui a insisté sur la gravité d’une personne atteinte de troubles mentaux au sein d’une corporation quelconque. Des fautes professionnelles sont souvent commises par ces êtres vulnérables non déclarés comme tels, d’où l’embarras de certains employeurs face à des scandales, dont les auteurs n’ont aucune responsabilité pénale ou autre. Jusqu’à preuve du contraire toutes les parties concernées par un éventuel internement des malades mentaux dans des structures spécialisées se renvoient la balle et brandissent en guise d’alibi l’imbroglio juridico-administratif qui colle à cette opération.

Abderrahmane Djafri
 
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