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Le foncier ravive les convoitises à Khenchela

Quand l’Etat ne met pas un terme à la corruption

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le 15.01.18 | 12h00 Réagissez

 
	 L’école Khellil Mokhtar
 L’école Khellil Mokhtar

La façade de l’école Khellil Mokhtar, au centre-ville, a été transformée récemment en locaux commerciaux.

Le foncier constitue à Khenchela une mine d’or pour tous les influents et autres spécialistes de la spéculation foncière. Il ne se passe pas un jour sans que de nouveaux accaparements de lotissements, connus sous l’appellation «poches vides» par des intouchables ou proches du cercle des décideurs centraux et locaux, soit signalée. Quelques assiettes vides, ou de ce qui a pu échapper à la faucheuse de la mafia du foncier ravivent les convoitises de cette dernière.

La première assiette foncière située dans la cité des 700 Logements, au chef-lieu, et qui était auparavant un marché informel bâti autour des restes de l’ex-Souk El Fellah, est aujourd’hui au centre d’une guerre non déclarée entre les rapaces du foncier public, laissé à l’abandon après la délocalisation des commerçants vers la cité Ennasr, elle est en passe de devenir une décharge publique.

Les citoyens et les habitants de la cité demandent au premier responsable de la wilaya, d’en faire une infrastructure d’utilité publique pour barrer la route à la mafia du foncier. Une autre assiette située en plein centre-ville et qui abritait une salle de cinéma, démolie en 2001, clôturée par un mur et laissée à l’abandon, risque de connaître elle aussi le même sort et finir dans l’escarcelle de la même mafia.

Un autre espace est en phase d’enlaidir davantage le centre-ville, c’est celui de l’ancienne unité Safa Aurès et tous les alentours, y compris l’ancien premier arrondissement de police, les anciens locaux de la CCLS, toute cette superficie est laissée à l’abandon et pourrait servir à bâtir des infrastructures publiques de soins, de loisirs ou d’éducation.

Ce qui a fait dire à un citoyen questionné sur le sujet : «Tout ce foncier et les pouvoirs publics ne cessent de justifier l’absence d’assiettes pour les projets, ils doivent être aveugles pour ne pas voir toutes ces superficies nos responsables !!». La façade de l’école Kellil Mokhtar, au centre-ville, a été transformée récemment en locaux commerciaux. Des parents d’élèves se demandent, «quelle loi a été appliquée pour changer une façade d’une école, où des classes ont été déviées de leur vocation et transformées en bureaux».
 

Mohamed Taïbi
 
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