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L'ambassadeur d’Ethiopie à Bordj Bou Arréridj

Prospection pour de nouveaux marchés

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le 10.08.17 | 12h00 Réagissez

En seulement 15 ans d’efforts économiques, et grâce à une véritable volonté politique, nous avons pu tirer notre épingle du jeu en passant de la pauvreté et la famine à un pays dynamique qui affiche un taux de croissance à deux chiffres.

Ce qui nous a permis de nous ouvrir sur de nouvelles perspectives avec d’autres pays, dont l’Algérie», dira l’ambassadeur d’Ethiopie en Algérie, Solomon Abébé Tessema, dans un point de presse qu’il a animé lors de sa visite qui l’a conduit au groupe industriel Benhamadi. «Je suis très fasciné par ce que je viens de découvrir ici à Bordj en termes de produits haut de gamme, électroménager, agroalimentaire et métallurgiques, et j’invite en retour, les responsables du groupe en Ethiopie, où un tapis rouge leur sera déroulé pour investir avec le bonus de 65% de crédits bancaires qu’offre l’Etat» poursuit-il.

En dépit des bonnes relations diplomatiques entre les deux pays, l’Ethiopie n’a ouvert sa représentation diplomatique en Algérie qu’en 2016. «Nos relations remontent aux années soixante, où l’Ethiopie a joué un grand rôle pour réconcilier l’Algérie et le Maroc. Ironie du sort, la même Algérie qu’on a réconciliée avec son voisin a joué le médiateur pour nous réconcilier avec les Erythréens. Pourtant nos échanges commerciaux sont très insignifiants. Pour rattraper le temps perdu et en gage de bonne volonté, nous avons assisté à quatre showrooms à Oran, Biskra, Annaba et Alger. Et bientôt nous ouvrirons une ligne aérienne directe Alger-Addis-Abeba. Sinon, nos relations diplomatiques sont exemplaires», estime le diplomate. L’ambassadeur indique, par ailleurs, que la population de son pays est à 95% rurale.

«D’où l’intérêt du gouvernement à articuler son économie sur le secteur prometteur de l’agriculture, surtout avec la construction du plus grand barrage qui irrigue des milliers d’hectares, mais aussi produit des quantités suffisantes en énergie électrique et en exporte vers le Kenya et Djibouti», fait il savoir. Il ajoutera : «Grâce à un programme de formation destiné aux agriculteurs, nos récoltes ont triplé en passant de 10 quintaux par hectare à 32 q/ha. Ainsi, les agriculteurs se sont organisés en coopératives pour exporter leurs produits, notamment le café, les céréales, les légumes secs...» Après la bataille «gagnée» du secteur agricole, l’Ethiopie compte conquérir un autre secteur, et pas des moindres, celui de l’industrie. «Nous avons un bon nombre d’entreprises multinationales, américaines, allemandes, chinoises, turques, qui sont installées chez nous, appâtées par le climat d’investissement favorable et par la main-d’œuvre bon marché», souligne-t-il. L’éducation, un autre volet soulevé par Son Excellence, qui n’a pas manqué de vanter le système éducatif de son pays, de par le nombre d’universités qui passe de deux à trente-cinq et les centres de formation professionnelle qui absorbent les élèves des déperditions scolaires. De son côté, le représentant du groupe Benhamadi et président du bureau FCE à Bordj, affiche à son hôte la volonté de coopérer avec son pays et de gagner d’autres marchés africains, à l’instar de la Mauritanie, le Sénégal. 

M. Allouache
 
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