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Oléiculture à Tébessa : Une filière en quête du soutien de l’Etat

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le 01.02.18 | 12h00 Réagissez

 
	L’huile d’olive de Ferkane est très connue pour ses nombreuses vertus
L’huile d’olive de Ferkane est très connue pour ses...

Malgré les nombreux problèmes, les agriculteurs multiplient les initiatives pour développer cette activité à l’avenir prometteur.

Cette année, nous avons enregistré une bonne récolte estimée à une cinquantaine de tonnes, dont plus de la moitié a été transférée vers les huileries de la wilaya de Guelma pour l’extraction de l’huile d’olive, et par manque de culture de commercialisation dans la wilaya, l’autre moitié a été proposée aux petits revendeurs de la région», a fait savoir Mellaoui B., un oléiculteur, propriétaire d’une oliveraie de plus de 2000 arbres dans la région d’El Mezara, relevant de la commune de Safsaf El Ouesra, située à 75 km au sud de Tébessa.

Depuis les années 2000, certains agriculteurs de la région sud de la wilaya et à cause de la faible pluviosité qui touche ces régions, ont abandonné la céréaliculture et opté pour l’oléiculture.

Un programme de développement de cette filière, initié par différents fonds, dont le Fonds national de régulation et de développement agricole (FNRDA), a été lancé dans le but d’intensifier la culture de l’olivier dans notamment la région sud, où les conditions climatiques favorables ont permis à cette activité de prospérer.

Plus d’un million d’oliviers occupent une surface dépassant les 9000 hectares, dont la moitié a atteint l’étape de la production. Son évolution vers l’industrialisation s’est traduite essentiellement par l’installation de plusieurs huileries à travers le territoire de la wilaya pour renforcer la place de l’huile et les produits oléicoles.

Cependant, certains problèmes, tels que la main-d’œuvre, le coût élevé du transport ou encore les contraintes de la commercialisation, à l’instar des rapports d’échange entre l’oléiculteur et le transformateur ou même entre l’oléiculteur et le consommateur, demeurent de véritables entraves qui poussent certains agriculteurs, notamment ceux dépourvus de moyens, à abandonner leurs vergers.

Maladies et manque de main-d’œuvre

La wilaya de Tébessa compte plus de 1,2 million d’oliviers, alors qu’un programme de plantation de plus de 40 000 oliviers est prévu chaque année par les services de l’agriculture. Mais cette flore arboricole demeure menacée par plusieurs maladies, si bien que la production est en deça des prévisions.

Chaque année, plusieurs milliers de vergers oléicoles disparaissent à cause des maladies qui touchent les arbres au stade de végétation, à cause des plants qui sont souvent malades. A ce propos, un agriculteur de la région de Ferkane nous dira : «Notre ennemi, qui pourrait réduire à néant la récolte de l’olivier, est la mouche de l’olivier, son développement à l’intérieur de l’olive provoque une énorme chute de la récolte.

Cette maladie touche essentiellement les plants en provenance de différentes pépinières tunisiennes par la voie illégale, et qui restent sans contrôle par les services concernés, compromettant chaque année la campagne oléicole du fait que les pépinières en Algérie sont incapables de satisfaire toutes les demandes.»

La période de cueillette des olives coïncide souvent avec la saison automnale, où la main-d’œuvre n’est souvent pas suffisante pour réaliser le gaulage et le ramassage du fruit. Suite à quoi, la campagne de cueillette a pris du retard pour la plupart des oléiculteurs de la localité d’Oglat Ahmed, qui se trouve à quelques encablures de la frontière avec la Tunisie.

Ils étaient toujours confrontés au manque flagrant de  main-d’œuvre, qui se fait de plus en plus rare et chère, ce qui représente un sérieux handicap qui freine l’évolution de cette filière agricole. Rabah M., propriétaire d’une immense oliveraie, était obligé de passer à l’entraide familiale «Touiza» durant la saison de cueillette, mais il a quand même fait appel à la main-d’œuvre tunisienne. Pourtant, la qualité de l’huile de ces régions est de bonne qualité.

Dans la région de Ferkane, à l’extrême sud de la wilaya, l’huile extraite par le procédé traditionnel est jugée par les experts de meilleure qualité grâce à son faible taux d’acidité. Une huile très visqueuse, connue depuis l’époque romaine, et celle des Berbères de Ferkane, pour ses vertus médicinales, nutritionnelles, gastronomiques, cosmétiques et thérapeutiques.

Ce qui a donné des idées aux agriculteurs de créer un label de l’huile d’olive de la région de Ferkane, si l’on sait que cette huile a fait l’objet de contrebande vers la Tunisie, où certains transformateurs dans les gouvernorats de Tozeur, Gafsa  et autres l’ont vendue sous un label tunisien, comme cela se fait souvent avec les dattes algériennes. «Nous voulons que l’Etat nous facilite la tâche pour qu’on puisse réaliser notre projet, qui consiste à installer des huileries et une unité de transformation de produits oléicoles et créer un label propre à la région», a précisé un jeune  agriculteur.   

Lakehal samir
 
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