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Bordj Bou Arréridj

Les trois retenues collinaires inexploitables

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le 21.01.18 | 12h00 Réagissez

La sécheresse qui persiste depuis longtemps a fait naître un sentiment de mécontentement chez les quelque 9 000 agriculteurs de la wilaya de Bordj Bou Arréridj.

Chez les fellahs, comme chez les éleveurs, l’impact de cet aléa climatique est palpable sur l’agriculture et l’élevage. Et, paradoxalement, au moment où les besoins en eau sont de plus en plus croissants, les trois retenues collinaires demeurent inexploitables. D’où la nécessité de les entretenir et d’en construire d’autres pour capter le maximum des eaux de pluie destinées à l’irrigation en cas de faible pluviosité. «Partant d’une stratégie de long terme, nous jugeons nécessaire d’ériger de nouvelles infrastructures hydriques, puisqu’avec celles existantes on n’arrive pas à satisfaire la demande des populations.

D’ailleurs, les trois retenues collinaires sont inexploitables. Celle de Tixter, à l’est, ne sert plus à grand-chose, puisque toute l’eau qu’elle capte finit en déperdition, celle de Medjana, au nord, est polluée, donc impropre à l’irrigation, du fait que ses eaux sont en interférence avec les eaux usées, et la retenue d’El Achir, vers l’ouest, est dans un état de dégradation avancé, faute d’entretien», explique T. Hamlaoui, président de l’UNPA de la wilaya de Bordj Bou Arréridj.

A la faible pluviosité s’ajoute la loi sur l’indivision, qui pénalise les agriculteurs en les empêchant de s’adonner entièrement à leurs activités. «Au départ, l’Etat a  promulgué le décret 19-87, stipulant l’attribution des exploitations agricoles collectives (EAC) à des agriculteurs, pour que cette loi disparaisse, éclipsée par une autre loi, la 10-03. Du coup, le droit de concession est tombé à l’eau, pour être remplacé par des actes de concession individuels qui donnent lieu à l’indivision. Pour démêler cette ambiguïté, nous demandons des textes d’application», réclame le président de l’UNPA.

Pour lui, c’est le seul moyen de libérer les agriculteurs et de les sortir du carcan de l’exploitation collective. «Ainsi, chacun pourra avoir accès à un crédit bancaire ou engager un partenariat avec un ou des investisseurs. La seule formule valable pour développer le secteur agricole en donnant les moyens nécessaires aux agriculteurs pour pouvoir faire face aux caprices climatiques», conclut notre interlocuteur. 
 

M. Allouache
 
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