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Microentreprises à Bordj Bou Arréridj

Les porteurs de projets en difficulté

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le 16.11.17 | 12h00 Réagissez

Malgré tous les dispositifs d’aide mis en place par l’Etat pour la création de microentreprises dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, de nombreux jeunes porteurs de projets se sont heurtés, après beaucoup d’efforts, au mur qui s’est érigé face à eux: la difficulté d’écouler leurs produits.

Pour tenter de comprendre les causes de cette situation, nous avons posé la question à M. Hamadache, directeur de l’antenne de l’Angem à Bordj Bou Arréridj, en marge du Salon qui abrite la caravane de l’entrepreneuriat, tenu mardi au CLS Benhalla. «En sus des trois formateurs dans la gestion des très petites entreprises (GTPE) et dans l’éducation financière globale (EFG) que nous avons engagés pour aider les bénéficiaires à concrétiser leurs projets, nous organisons chaque année une dizaine de Salons. Je pense que c’est une opportunité de taille pour ces jeunes afin de vanter les mérites de ce qu’ils savent faire et de vendre leurs produits.

Et dès que l’occasion se présente, l’Angem est là pour donner un coup de pouce et aider ces jeunes, les accompagner et développer leurs capacités managériales», soutient-il.

Il indiquera que depuis sa création en 2005, le dispositif qu’il dirige a subventionné 21 298 TPE (très petites entreprises), dont 1095 gérées par des femmes, majoritairement rurales, à hauteur d’une aide inférieure à 10 millions de centimes pour l’achat des matières premières, et 1084 promoteurs, qui ont bénéficié d’un crédit de 100 millions de centimes dans des activités de services et de commerce. Une aide sous forme triangulaire, soit 70% du crédit, sont engagés par la banque, 29% par l’Angem et 1% d’apport du postulant, avec un délai de remboursement qui s’étale sur 11 ans et un différé de 3 ans, pour permettre à l’entrepreneur de lancer son projet dans de bonnes conditions, avant d’entamer le remboursement de la dette de la banque sur 5 ans et celle de l’Angem sur 3 ans.

«Et pour ceux qui ont un matelas financier ou des revenus faibles, nous leur proposons un tableau d’amortissement pour nous acquitter confortablement de leurs dus», poursuit notre interlocuteur. En fait, durant le Salon organisé à l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, tenu récemment, beaucoup d’exposantes, ayant bénéficié d’un micro-crédit, ont affiché leur mécontentement et leur inquiétude quant au devenir de leurs stocks de produits qui ne trouvent pas preneurs et au fardeau des crédits qu’elles peinent à honorer. A ce titre, l’Angem compte se lancer dans des projets «ciblés» pour contourner le souci de la commercialisation qui hante de nombreux entrepreneurs, peu ou pas du tout qualifiés dans le marketing.

«Durant la semaine mondiale de l’entrepreneuriat, qui s’étale du 13 au 19 novembre en cours, nous allons focaliser sur la promotion des projets ciblés, notamment des produits du terroir, dont la figue et l’olive au nord, et la laine au sud de la wilaya. Ce sont des créneaux originaux, dont le produit peut se vendre en flux tendu. Ainsi, on aura évité le problème des invendus qui se pose avec acuité», conclut-il.                    
 

Allouache M.
 
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