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A une semaine après l’aïd à Mila

Les peaux de mouton toujours entassées devant des mosquées

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le 10.09.17 | 12h00 Réagissez

Le phénomène des toisons de moutons empilées devant les mosquées prend les allures d’une habitude qui revient chaque année à l’occasion de l’Aïd  El Adha, avec tout ce que cela génère comme désagréments aux riverains et passants.

La gestion de l’opération de collecte, stockage et livraison aux tanneries des peaux de mouton données aux mosquées est loin d’être maitrisée. En effet, les associations des établissements religieux n’arrivent toujours pas à mettre en place des mécanismes efficaces pour le ramassage des toisons ni à dégager des endroits où stocker ces peaux offertes par les citoyens afin d’éviter aux riverains le désagrément des mauvaises odeurs et des nuées d’insectes.

Les centaines de peaux données aux mosquées sont, une semaine après la fête du Sacrifice, encore étalées devant les bâtisses religieuses, à l’air libre, les comités des mosquées n’ayant pas encore trouvé le moyen pour gérer correctement ces dons. Les mosquées, qui acceptent de recevoir les peaux de mouton, font parler d’elles en mal en ces jours de l’Aïd, à cause des odeurs de décomposition qui se dégagent des toisons maculées de sang et de bouse et des essaims d’insectes qui infestent les lieux.

Plus d’un citoyen se plaint de ces désagréments. «Les odeurs sont insupportables, la nuit notamment», nous dira un riverain que les senteurs fétides des toisons empêchent de dormir. Aussi, n’est-il pas temps de songer, par exemple, à prévoir des locaux retirés pour les stocker? Laisser des tas de peaux sur place le temps que dure l’opération de collecte est tout simplement en contradiction avec la mission de préservation de l’hygiène et de la santé publique à l’intérieur et aux alentours de ces lieux de culte que les comités religieux sont censés assurer. Des mosquées se voyant incapables de gérer l’opération comme il faut se sont abstenues de recevoir les dons des citoyens. À titre d’exemple, la mosquée Moubarek El Mili, située au centre-ville de Mila, a averti à l’avance les fidèles qu’elle n’accepterait pas leurs dons de peaux de mouton, préférant ainsi se priver d’une respectable source d’entrée que d’importuner les citoyens.
 

K. Bouabdellah
 
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