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Oum El Bouaghi

Les marchés à bestiaux flambent

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le 21.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Chaque année, c’est la même chanson des prix qui revient,  avec les mêmes auteurs-compositeurs
Chaque année, c’est la même chanson des prix qui...

A moins de deux semaines de la fête de l’Aïd El Adha, les marchés à bestiaux de la wilaya d’Oum El Bouaghi affichent déjà des prix qui font méditer des pères de famille. Après la sécheresse qui a sévi pendant de longs mois, le prix du mouton n’est pas donné.

Pour preuve, les maquignons ne font pas fléchir les prix, alléguant que les bêtes ont été engraissées dans les fermes, d’où une augmentation des frais induits par les aliments de bétail. «Il est difficile en l’état actuel des choses de rentrer dans ses frais. En plus, il m’arrive de sacrifier un mouton ou deux pour pouvoir alimenter le troupeau», nous explique un éleveur. Il n’est pas le seul à se plaindre de la situation qui a résulté de la sécheresse et du manque d’aliments pour le bétail. Du côté du marché à bestiaux de Meskiana, l’un des plus importants de la région, les acheteurs sont perplexes devant les prix affichés par les maquignons. Quelqu’un nous assène que ce sont les «bzensis» du marché qui jouent sur les prix.

«Ils sont nombreux ceux qui viennent acquérir plusieurs têtes de moutons pour les revendre au détail le même jour, réalisant du coup de substantiels bénéfices», poursuit-il. Autrement dit, ce ne sont aucunement les éleveurs qui gagnent au change, mais bel et bien ceux qui leur achètent une partie du troupeau pour la revendre à l’unité. Pour un petit agneau de neuf mois, le prix peut atteindre 35 000 DA. Plus le mouton est gros, plus le prix augmente. Pour un bélier avec des cornes et pesant moins de 40 kg, le prix dépasse les 50 000 DA. La même situation prévaut au marché à bestiaux de Aïn Beïda, qui se tient tous les lundis et draine un grand nombre d’éleveurs, d’acheteurs, mais surtout de maquignons, qui savent sentir la bonne affaire à bonne distance. Un père rencontré sur les lieux explique : «Je viens constamment au marché pour voir où en sont les prix. D’habitude, je préfère acquérir le bélier chez les gens que je connais très bien et qui ne peuvent pas me tromper sur la qualité du mouton.» Certes, la situation qui a prévalu durant la fête de l’année dernière a laissé des traces dans l’esprit des gens. Lors du sacrifice, de nombreuses familles ont été flouées par la qualité de la viande du mouton sacrifié. La viande a pris une couleur bleuâtre. Cette année, on préconise l’avis du vétérinaire pour éviter toute mauvaise surprise. «Qu’est-ce qui a fait que la viande s’est révélée non comestible ?» s’interroge un père de famille.

Des bruits ont couru sur les mauvaises pratiques de certains qui engraissent les moutons en recourant à des moyens peu orthodoxes. Beaucoup redoutent que cela se répète cette année encore, à moins que l’on prenne les mesures qui s’imposent pour débusquer les maquignons malhonnêtes. Par exemple, imposer un contrôle des bêtes avant l’entrée au marché à bestiaux, chose qui éviterait aux pauvres acheteurs d’être floués. 

Baâziz Lazhar
 
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