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Avaloirs obstrués et infiltration des eaux à Souk Ahras

Les intempéries dévoilent les carences des élus locaux

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le 16.11.17 | 12h00 Réagissez

 
	En cette campagne électorale, la pluie n’aura pas été l’allié modèle
En cette campagne électorale, la pluie n’aura pas...

Les pluies torrentielles qui se sont abattues durant deux jours sur la ville de Souk Ahras ont révélé plusieurs carences dans la gestion des communes, à commencer par l’obstruction d’un grand nombre d’avaloirs par les déchets ménagers.

Les rues Ouarti Abderrahmane, H’rirech Abdelatif et autres artères principales étaient submergées par les eaux pluviales, qui charriaient détritus et objets hétéroclites. En plein centre-ville, notamment à la place de l’Indépendance, réhabilitée à coups de milliards, les eaux stagnaient au niveau de la rue de l’ALN et le carrelage flottait sur les trottoirs de cette même rue. «Nous sommes sur le qui-vive à cause des intempéries qui sont accompagnées chaque année de désagréments pour la population de Souk Ahras.

Le nettoiement des chaussées, des réseaux de canalisations des eaux usées et des avaloirs avant la saison de l’hiver se faisaient, autrefois,  au mois d’août, or dans le cas de notre cité, c’est l’improvisation qui est au rendez-vous et nos élus qui sont en fin de mandat ou en pleine campagne ne daignent même pas s’intéresser aux malheurs de leurs concitoyens», a critiqué S. Nouredine, un commerçant de Souk Ahras.

Hier encore, et même si aucun bilan n’a été encore communiqué par les services de la Protection civile, des dizaines de cas d’infiltration des eaux ont été signalés aux quartiers de Tagtagueya, Berrel Salah et dans plusieurs agglomérations qui comptent des habitations précaires. «J’habite une vieille bâtisse, où des fissures béantes se transforment chaque hiver en cours d’eau», a déclaré, résigné, un habitant du quartier populaire de Laâlaouia. A Sedrata, deuxième ville de la wilaya, la plupart des chaussées se sont transformées en étangs inaccessibles, même pour les automobilistes. Les communes de Aïn Zana, Ouled-Driss et Mechroha ont enregistré des érosions du sol dans plusieurs chemins communaux, sans conséquences pour le citoyen.

Le pire a été constaté à H’nencha, une commune qui résume à elle seule toutes les défaillances dans l’aménagement et la viabilisation urbaines. Les chaussées, éventrées dans leur majorité, sont devenues des patinoires pour les véhicules et les piétons. Les conduites de fortune des eaux usées et celles de l’alimentation en eau potable compliquent la situation et réduisent toute chance de pouvoir contourner le chef-lieu de la commune qui baigne depuis deux jours dans la gadoue. Pour une période de campagne électorale aux couleurs plutôt ternes, la pluie n’aura pas été l’allié modèle.

Abderrahmane Djafri
 
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