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Débat autour de la PME à Guelma

Les délais de traitement des dossiers réduits de moitié

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le 29.11.17 | 12h00 Réagissez

N’arrivant pas à atteindre les normes internationales, la création de ces entreprises bute très souvent sur l’octroi des crédits bancaires.

C’est sous le thème «La concurrence entre les petites et moyennes entreprises algériennes face aux bouleversements internationaux et régionaux» qu’un colloque national a été organisé hier, par la faculté des sciences économiques et commerciales et sciences de gestion, le laboratoire d’autodéveloppement et de bonne gouvernance de l’université du 8 Mai 1945 à Guelma, en collaboration avec la direction de l’industrie et des mines de la wilaya.

Ainsi, au regard de la problématique soulevée, dont l’objectif est de faire la lumière sur la concurrence des petites et moyennes entreprises à l’aune des bouleversements économiques, tant nationaux qu’internationaux, les intervenants qui se sont succédé dans la salle des conférences du campus Souidani Boudjemâa, ont abordé également la situation des PME en Algérie. L’évaluation des politiques dédiées à ce secteur économique, ainsi que son rôle comme choix stratégique face à la chute des prix du pétrole et enfin son impact sur l’économie locale. «Nous avons créé, durant l’année 2016 en Algérie, 108 538 PME.

Ainsi, au 31 décembre 2016, l’Algérie comptait au total 1 022 621 PME et la création de 2 540 698 emplois», déclare à El Watan, en marge de ce colloque, Mokdada Aggoune, directeur des études à la direction générale de la petite et moyenne entreprise du ministère de l’Industrie et des Mines. Et de poursuivre : «Cependant, nous accusons un déficit en matière de densité par habitant. Nous sommes à 25 PME (tous statuts confondus) pour 1000 habitants, alors que la moyenne internationale est de 45 PME/1000 habitants.

Nous avons enregistré également des cessations d’activité, notamment dans le secteur privé, soit 34 471 cas, toujours durant l’année 2016.» Et de conclure : «Nous incitons les entreprises à aller vers la sous-traitance pour augmenter notre taux d’intégration dans le marché. Il s’agit de produire de la matière première pour intégrer les produits d’importation.» Nous l’aurons compris, la compétitivité et la concurrence de nos PME face à l’importation, généralement de meilleure qualité, doivent passer «inévitablement par la sous-traitance !» N’arrivant pas à atteindre les normes internationales, la création de ces entreprises bute très souvent sur l’octroi de crédits bancaires.

Dans ce contexte bien précis, Khallef Abderraouf, directeur général du FGAR (Fonds de garantie aux PME) ne manquera pas de souligner lesdites contraintes vécues par l’investisseur face aux banques. «Le FGAR est venu pour répondre à une contrainte majeure qui est le financement des projets. Si le porteur de projet ne présente pas de garanties réelles, il n’obtiendra pas son crédit par la banque. Nous, après traitement du dossier, nous pouvons donner une garantie financière à la banque.

Qui est une garantie de l’Etat !» Et de poursuivre : «Nous payerons la banque en cas de faillite ! Nous n’avons pas de statistiques réelles, mais ce que je peux vous dire, c’est que nous accompagnons plus de 300 PME par an qui ont besoin de financements bancaires. Notre présence à Guelma a pour but justement de vulgariser notre mission. Nous avons une seule représentation à Annaba pour l’Est algérien. Mais le promoteur peut déposer son dossier fiscal via le net.

Ce qui est bien, c’est que les délais de traitement sont très courts. Nous sommes passés de 26 à 14 jours.» Notons enfin, qu’à Guelma «le nombre de PME, arrêté au mois de septembre 2017 est de 6538, avec respectivement 91 PME dans le secteur de l’agriculture, 728 dans l’industrie, 3691 dans les services, et enfin 2028 activant dans le BTPH», précise le directeur chargé de l’industrie et des mines de la wilaya de Guelma, lors de ce colloque. Quoi qu’il en soit, des efforts restent à faire, autant pour atteindre le nombre de PME par habitant que pour rendre compétitif le produit national, où certains secteurs d’activités, telle l’agriculture (secteur privé), frôle lamentablement les 0,60% de part.                                                                

Karim Dadci
 
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