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Arrêté de fermeture pour vente de lait cru à Guelma

Les crémiers protestent

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le 21.09.17 | 12h00 Réagissez

Les crémiers de la wilaya de Guelma sont mécontents. Bon nombre d’entre eux ont fait l’objet d’un arrêté de fermeture de leurs locaux par le wali de Guelma, sur proposition de la direction du commerce.

Hier, vers 9 heures du matin, ils se sont rassemblés devant les portes du siège de la wilaya de Guelma pour manifester leur réprobation. «Je suis crémier à Guelma et je vends du lait cru et ses dérivés depuis de nombreuses années. Des contrôleurs de la DCP sont passés à la fin du mois de juillet. Et je me retrouve avec un arrêté de fermeture pour 60 jours», explique brièvement un protestataire. «Oui, en effet, nous sommes une centaine de commerçants à avoir été sanctionnés à travers la wilaya de Guelma.

Suite à cela, nous nous sommes organisés sous l’égide de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), en créant une section de wilaya des commerçants de détail du lait et du miel», déclare à El Watan Mohamed Mabrak, un membre du bureau chargé de l’organisation.

Et de conclure : «Nous sommes mécontents des décisions prises, mais encore nous n’avons pas eu de réponses quant à nos nombreuses correspondances et propositions pour trouver une solution à notre problème. Il faut savoir que les transformateurs de lait ne vendent pas en vrac le lait pasteurisé pour les crémiers agréés sur directives de l’Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers. Ils vendent uniquement le lait en sachet. Nous avons demandé que cette mesure soit levée afin de nous permettre en qualité d’artisans de produire les dérivés tel le petit lait».

En clair, à entendre les représentants des crémiers de la wilaya de Guelma, même après avoir purgé leur sanction, ils sont finalement condamnés à ne plus vendre du lait cru, ni même pasteurisé en «vrac !». Un terme « vrac » qui semble d’emblée inapproprié d’autant que le conditionnement en sachet ou en boîte est une condition sine qua non pour garantir la conservation du produit, tiennent à préciser les professionnels du secteur.

Quoi qu’il en soit, selon certaines indiscrétions des milieux des crémiers, l’apparition de maladies transmissibles à l’homme par le lait cru est une triste réalité dans la région et même à travers le territoire national. Faut-il approvisionner les crémiers en petites cuves de pasteurisation et les initier dans ce domaine ? La chose est possible «mais c’est tout un programme à mettre sur pied», nous dit-on. Mais en attendant, l’avenir des artisans crémiers est dans le flou. Quitte à ne plus boire de lait cru et ses dérivés, il est question ici de santé publique !                                                 
 

Karim Dadci
 
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