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Programme d’aide à la femme rurale à Bordj Bou Arréridj

Les artisanes peinent à écouler leurs produits

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le 18.10.17 | 12h00 Réagissez

Depuis sa création en 2005 jusqu’à 2017, le dispositif Angem a financé 10 103 femmes rurales à travers le territoire de la wilaya de Bordj, pour les aider à mettre le pied à l’étrier et à monter leurs propres entreprises dans les différents secteurs, notamment dans l’agriculture, la petite industrie, le BTP, les services, le commerce et l’artisanat.

Or, le constat est en deçà des aspirations, à en croire certains exposants dans le salon organisé pour l’occasion de la journée internationale de la femme rurale au hall du complexe culturel, qui peinent toujours à écouler leurs produits. «Impossible pour moi de payer un espace pour organiser une exposition-vente de mes sculptures que j’ai du mal à écouler. Pour l’instant on ne se bouscule pas devant mon stand pour acheter, mais juste pour admirer et s’éclipser» nous dit Taous, sculptrice sur cuivre, qui a pris part à cette manifestation avec des œuvres artistiques «mettant en relief» le patrimoine berbère et algérien à travers les âges. «On produit et on ne vend pas» résume Karim avant de poursuivre : «Figurez-vous, la Cnac débloque des sommes conséquentes pour aider les jeunes à monter leurs entreprises, mais pas pour les accompagner à acquérir un moyen de transport pour se déplacer et vendre le produit».

Non loin de là, une jeune horticultrice, qui produit dans sa pépinière une dizaine d’espèces de fleurs et d’autres plantes ornementales, qui parvient «péniblement» à attirer des clients. «Mes clients potentiels sont des femmes, mais ce n’est pas pratique pour elles de se déplacer à Medjana, mon lieu de résidence distant d’une dizaine de kilomètres de Bordj. J’exerce cette activité depuis 2013, mais les résultats ne sont pas satisfaisants». Les choses ne vont pas mieux pour sa voisine de stand, Kheira, femme au foyer, qui s’adonne à la couture et la décoration sur ustensiles en céramique. «Je travaille à la maison et j’aide d’autres jeunes filles sans métier, mais vraiment je peine à vendre ce que je produis» se désole- t elle. Ou encore, l’association caritative El Gheith, créée en 2004 et financée par l’UE, qui a implanté un atelier de confection à Guemmour, au sud est de Bordj,au profit des femmes au foyer. «Mais faute de vente, on a dû mettre la clef sous le paillasson» nous dit Ismail Izarroukène, président de ladite association.
 

M. Allouache
 
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