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Bordj Bou-Arréridj

Le nombre de diabétiques va crescendo

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le 27.08.17 | 12h00 Réagissez

À en croire les responsables de la maison du diabétique, la courbe de la maladie est ascendante, au rythme de 800 à 1000 nouveaux cas par an.

En l’espace de 3 ans, le nombre passe de 5000 diabétiques, tous sexes et âges confondus, recensés en 2014 à 8261 en 2017, tous suivis au niveau de la maison  du diabétique de Bordj  Bou-Arréridj, ouverte en 2006 avec les moyens du bord. «Mais aujourd’hui elle est parmi les meilleures à l’échelle nationale, en termes d’organisation et de prise en charge» selon Dr Mahtal, responsable de cette infrastructure qui fonctionne avec quatre médecins généralistes (formés ou en cours de formation pour l’obtention du certificat d’études en diabétologie) CED, un psychologue, une assistante sociale, un technicien en diététique et deux infirmiers en soins généraux. «Nous avons même des patients en provenance de Hammam Dalaa , dans la wilaya de M’sila et de Guenzet ,dans la wilaya de Sétif».

La prise en charge spécialisée du diabétique  se fait sur place : auscultations ophtalmologiques, cardiovasculaires, endocrinologiques, et néphrologiques, en vue de diagnostiquer d’éventuels diabètes dont des cas suspects sont  orientés vers des centres spécialisés pour un bilan complet, mais le nombre d’indécis, qui craignent être diagnostiqués diabétiques, reste inconnu. «Certains diabétiques font fi des conseils du médecin traitant pour frôler de justesse une mort d’hypoglycémie. Beaucoup d’entre eux refusent de faire le bilan, alors que la prise en charge s’effectue en fonction des résultats du bilan» explique docteur Mahtal .

En tout cas, l’opération de dépistage s’étale sur le temps nécessaire  en vue d’établir une liste wilayale puis nationale du nombre de diabétiques en vue d’élaborer un plan d’action en conséquence. Une prise de conscience palpable chez les citoyens conscients que les principales causes de la pathologie sont imputées au mode d’alimentation chamboulé et au manque d’exercices physiques; ce qui conduit inéluctablement à la prise de poids et à terme à l’obésité même chez les sujets jeunes touchés par le diabète de type II qui atteint essentiellement les adultes. Des statistiques parlent d’ailleurs de 15% de la frange juvénile qui prend excessivement du poids. Autrement dit, des jeunes «grignoteurs» habitués à un mode alimentaire riche en cholestérol .

D’ailleurs, selon un rapport publié par l’OMS,10 % de la population mondiale seront atteints de diabète à l’horizon 2030. Alors qu’un mode alimentaire nommé «le régime crétois», à base d’huile d’olive, de légumes, de fruits et avec une demi-heure d’activité physique quotidienne, une recette à la portée de tous, pourrait éviter aux potentielles victimes les lourdeurs de la pathologie. «Autrefois, je m’alimentais bio. Je me nourrissais de la galette d’orge et des légumes et fruits du potager. Aujourd’hui, en me mettant au régime de fast food imposé par mes enfants, voilà où je me retrouve» nous dit un diabétique que nous avons croisé sur les lieux. En conclusion, notre interlocuteur a tenu à mettre en garde contre l’automédication «l’un des principaux facteurs favorisant l’émergence de certaines pathologies chroniques, notamment le diabète et la HTA».

M. Allouache
 
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