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Bordj Bou Arréridj

Le désert médical, un casse-tête pour la DSP

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le 16.08.17 | 12h00 Réagissez

On parle de désert médical, par définition, quand le ratio médecins / habitants n’est pas respecté dans une région d’affectation.

C’est le cas de deux régions montagneuses de la wilaya de Bordj, à savoir Mansoura, à l’ouest, et Djaâfra, au nord, où la courbe des médecins ne suit pas celle de la croissance démographique. S’agit-il d’une répartition inéquitable sur l’ensemble du territoire de la wilaya ? «Non», répond le docteur Salim Zegrar, directeur de la santé et de la population de la wilaya.

«Tous les médecins veulent travailler dans le chef- lieu de wilaya ou dans les environs. Tenez, je vous donne l’exemple de Mansoura, où nous avons ouvert 13 postes de travail, il y a quelque temps. Figurez- vous que nous n’avons reçu que 2 demandes. Deux médecins qui y exercent et encore ils ne sont même pas originaires de la wilaya. Idem pour l’EPSP de Colla, dans la daïra de Djaâfra, où l’on a ouvert 11 postes de médecins, mais seulement 2 ont accepté d’y travailler». A la pénurie s’ajoute «l’absence» de ponctualité pour certains médecins. De quoi susciter le mécontentement des citoyens de ces régions qui passent des heures dans l’attente du toubib qui n’arrive pas à l’heure. Dans ce cas de figure, le premier responsable du secteur s’en prend carrément aux responsables locaux «qui font du populisme pendant les campagnes électorales, en implantant des centres de santé dans des emplacements isolés, contraignant ainsi le médecin et le malade à faire des kilomètres à pied depuis».

«Dans la daïra de Mansoura, nous avons ouvert des salles de soins pour 4000 habitants chacune, loin de la moyenne nationale qui est de 1 salle de soins pour 6000 âmes. Seulement voilà, ces infrastructures sont désertées, et par les malades et par le personnel médical, qui, faute de moyens de transport, sont contraints de faire des kilomètres à pied avant d’arriver à destination. Donc j’incite les maires à assurer les moyens de transport au personnel médical, tout comme pour les citoyens,  pour qu’ils puissent arriver et partir à l’heure, s’ils veulent vraiment que leurs administrés aient accès aux soins», martèle notre interlocuteur, en poursuivant l’énumération des lacunes dans son secteur, notamment le manque de médecins spécialistes, paramédicaux, sages-femmes et le retard qu’accuse la réception de l’hôpital orthopédique de 120 lits. Le projet de cette infrastructure, de dimension régionale, a été révélé en 2005, mais peine à voir le jour faute d’étude fiable.  «Pour aller à la salle de radiologie, le simple malade doit passer par le couloir longeant le bloc opératoire hautement désinfecté. C’est le summum de l’incohérence qui n’existe nulle par ailleurs. Et ce n’est qu’une lacune parmi tant d’autres», a-t-il fait remarquer.         

M. Allouache
 
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