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Camp de réfugiés subsahariens à Guelma

Le croissant-rouge intervient

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le 12.12.17 | 12h00 Réagissez

Après plusieurs mois d’errance dans les cités de la ville de Guelma, des familles de réfugiés subsahariens se sont rassemblées pour former un camp à l’abri des regards.

Ils ont finalement élu domicile, il y a quelques jours, juste derrière une colline, à la sortie nord de Guelma, sur la route de Annaba, entre le musée du Moudjahid (Maqam el chahid) et une cité militaire. Même le comité de wilaya du Croissant-Rouge algérien de Guelma a eu du mal à trouver le camp et à se frayer un chemin pour y accéder, dimanche dernier vers 19 h, dans une mission d’aide et d’assistance. «Aujourd’hui, nous distribuons une soupe chaude, du pain, de la limonade et de l’eau», nous déclare le docteur Azzedine Boughaba, président du CRA de la wilaya.

Ainsi, aussitôt les marmites norvégiennes sorties, des habitants du camp, quelques enfants et des jeunes filles munis d’ustensiles de fortune, sont apparus à la vue des équipes du CRA. «Nous sommes près de deux cents personnes dans ce camp», nous révèle un jeune réfugié, ne maîtrisant que quelques rudiments de l’arabe.

Et de conclure : «Oui deux cents, entre enfants, jeunes et moins jeunes. Nous sommes venus du Niger. Il n’y a pas d’autres nationalités ici.» Des silhouettes d’enfants apparaissent dans le noir pour venir chercher les repas. Des enfants réduits toute la journée à la mendicité. «Des personnes viennent ici pour nous donner du bois de chauffage, des effets vestimentaires et de la nourriture», nous confirment les rares réfugiés rencontrés dehors.

Bien que ce camp soit à l’abri des regards, il a été installé non loin de l’ancien camp de la gare routière éradiqué durant l’été 2014. «Il n’en demeure pas moins que les autorités locales de la ville se trouvent confrontées encore une fois à un sérieux problème», rappellent des habitants.

Et de conclure : «Des gens vivent dans la promiscuité la plus totale aux portes de la ville, dans des abris de fortune, sans eau et encore moins un lieu ou faire leurs besoins naturels, on craint le pire, notamment pour les enfants».

Karim Dadci
 
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