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Le monoxyde de carbone fait des ravages à Mila

La protection civile et l’APOCE tirent la sonnette d’alarme

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le 19.11.17 | 12h00 Réagissez

La Protection civile et l’Association algérienne de protection et d’orientation du consommateur (Apoce) s’inquiètent de la recrudescence inédite des asphyxies au monoxyde de carbone à Mila.

Avant même l’installation de la saison hivernale, le CO fait déjà des ravages, notamment dans les régions rurales, sous gaz de ville depuis peu. Près d’une trentaine de personnes ont été asphyxiées depuis le début de ce mois de novembre, du jamais-vu. En effet, alertées par les accidents dus aux asphyxies enregistrés la semaine passée à Grarem-Gouga (3 cas), Ferdjioua (4 cas), Mila (5 cas) et Tadjenanet (13 cas), la Protection civile et le bureau de l’Apoce à Mila jugent urgent de descendre sur le terrain afin d’expliquer aux usagers de cette énergie les risques liés au monoxyde de carbone et les mesures à prendre pour s’en prémunir.

A cet effet, une campagne de sensibilisation a été lancée hier à Mila. Animée conjointement par des cadres de la Protection civile et de l’Apoce, cette campagne revêt un caractère à la fois informatif et pédagogique. «Nous allons vers un hiver particulièrement meurtrier si le citoyen ne fait pas du contrôle de ses appareils de chauffage un réflexe régulier. Notre travail portera sur ce point particulier du contrôle des installations et appareils de chauffage», dira Ahmed Chadi, président du bureau de l’Apoce à Mila.

Celui-ci appréhende de manière particulière une recrudescence des asphyxies au CO en milieu rural, sous gaz de ville désormais, où le citoyen ne maîtrise pas encore les réflexes salutaires. «Plus de la moitié des asphyxies enregistrées récemment l’ont été en zones rurales, où les mesures de prévention sont encore inconnues des populations». Pour sa part, Mme Lezzar, adjointe au président de l’Apoce, attire l’attention sur les dangers inhérents à l’usage de réchauds de cuisine et des moyens de chauffage traditionnels, comme le charbon et le bois. A ce propos, elle cite le cas des 13 victimes de la ville de Tadjenanet, asphyxiées dans la nuit de mercredi à jeudi derniers. «Ces 13 personnes ont inhalé du CO généré par du bois utilisé comme chauffage. Si l’aération n’est pas suffisante, une tabouna(réchaud à gaz) ou un brasier peuvent représenter autant de dangers qu’un radiateur à gaz qui fuit».

En plus des explications et des dépliants dispensés par les agents de l’Apoce, des exercices de simulation d’opérations de réanimation de personnes asphyxiées sont prévus par la Protection civile au niveau du supermarché Beldi, où un espace a été dégagé à cet effet.

K. Bouabdellah
 
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