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Quelques Mois Après Sa Réhabilitation À Souk Ahras

La place de l’Indépendance à l’abandon

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le 27.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	La place était belle et fonctionnelle avant le projet de réhabilitation
La place était belle et fonctionnelle avant le projet de...

La location de la moitié de la place, déjà exiguë, n’a fait que conforter les approches les plus pessimistes quant à la vision limitée des édiles municipaux par rapport à la chose publique.

La réhabilitation de la place de l’Indépendance, annoncée tambour battant par les partisans du projet, et qui avait fait, pour rappel, l’objet depuis son annonce en 2015 de vives polémiques à cause d’autres priorités, offre aujourd’hui une parfaite illustration de tous ces marchés conclus dans la précipitation et qui ne profitent guère à la population locale.

D’un coût initial de 190 millions de dinars, revu à la baisse avec un montant de 50 millions de dinars, après réserves et oppositions, l’opération a donné un résultat qui ne laisse aucune équivoque quant au caractère irréfléchi du projet. Ce dernier se résume à un relookage de pavés, quelques lampadaires de qualité moyenne et de deux couches de peinture.

Des commerçants du centre-ville de Souk Ahras en ont évoqué les inconvénients. «Une clôture dressée autour de la place en question depuis plusieurs mois a été vécue comme une fatalité par les piétons, les automobilistes et nous-mêmes. Les travaux qui n’en finissaient pas étaient la cause des embouteillages, de l’insalubrité des lieux et d’une foule de problèmes… pour revenir une année après à la case de départ», a déclaré l’un d’eux.

Ses voisins sont du même avis et revendiquent à leur tour l’entretien des chaussées et des trottoirs, le ramassage des ordures ménagères et une salubrité de ces lieux. Le kiosque à musique est déjà dans un état lamentable. Ses murs crasseux et les odeurs nauséabondes qu’il dégage n’enchantent guère cet espace par où passent la majorité des habitants de la ville.

La récente location de la moitié de la place déjà exiguë pour contenir le flux quotidien des piétons n’a fait que conforter les approches les plus pessimistes quant à la vision limitée des édiles municipaux par rapport à la chose publique. Les trois autres kiosques réalisés sans âme architecturale comptent, entre autres, un atelier de réparation de téléphones mobiles.

Point de fleuriste ou de vendeurs d’objets artisanaux tel qu’annoncé pompeusement lors de l’annonce du marché. Les 50 MDA, devenus 60 MDA, auraient pu servir à la réhabilitation du carrelage flottant de la rue de l’ALN, à une éventuelle réouverture des voies d’accès vers la ville fermées à tort, à remédier au problème de l’éclairage public et tant d’autres chantiers qui ne demandent pas de dépenses aussi onéreuses.     
 

Abderrahmane Djafri
 
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