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Moissons-battages à Guelma

La moitié de la production n’a pas été engrangée

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le 20.08.17 | 12h00 Réagissez

Comme chaque année, le secteur de l’agriculture dans la wilaya de Guelma impute ses faibles rendements céréaliers, tantôt aux déficits pluviométriques, tantôt aux maladies phytosanitaires.

Bien évidemment, les arguments sont posés sur la table pour ne convaincre que les crédules. Ainsi, dans la région de Tamlouka, au sud de la wilaya, c’est tout juste si les multiplicateurs céréaliers ont réussi à restituer leur semence avec un rendement catastrophique de 4 quintaux à l’hectare, cela pour le minima. La raison évoquée est la sécheresse. «Nous avons eu 394 mm de pluie durant cette campagne au lieu de 450 mm. Il faut dire aussi que la répartition des précipitations n’est pas venue à la bonne période, soit en mars, avril et mai», tentent de justifier des techniciens au fait du dossier. «Cependant, il y a des régions qui ont eu de bonnes récoltes, comme Bouati Mahmoud, où nous avons enregistré un pic de 52 quintaux à l’hectare en blé tendre», concluent nos interlocuteurs. Notons également que les prévisions de la direction des services agricoles de la wilaya de Guelma tablaient sur une production de 1,5 million de quintaux de céréales au titre de la campagne 2016-2017.

Les dernières déclarations des responsables de ce secteur à la radio locale confirment : «une baisse avec approximativement 1,4 million de quintaux». Bien évidemment, les raisons évoquées ont été les sinistres (incendies et sécheresse) enregistrés sur plusieurs centaines d’hectares. Dans ce contexte bien précis, les quantités engrangées au niveau des magasins et des silos de la CCLS de la wilaya de Guelma n’ont finalement pas excédé les 700 000 quintaux de céréales à ce jour. «Plus exactement 692 000 qx», nous confirme une source crédible.  En clair, une bonne moitié de la production n’a pas été engrangée, si l’on se réfère aux chiffres avancés. Une question qui reste à ce jour en suspens. Des réponses évasives sont toutefois fournies ici et là, prétextant que les fellahs ne livrent pas toute leur récolte à la CCLS, jusqu’à dire qu’«il y a un marché parallèle pour l’aliment du bétail en orge et en avoine, mais aussi en blé dur et tendre». 

Karim Dadci
 
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