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En raison de l’état de la chaussée Et des ornières

La circulation est pénible et dangereuse à El Tarf

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le 06.02.18 | 12h00 Réagissez

Les nouveaux feux de circulation du chef-lieu, apparus avec le nouveau plan de circulation qui n’a pas changé grand-chose, ne règlent pas le problème.

A El Tarf, l’eau est le plus grand ennemi de la route». La phrase est du wali d’El Tarf, Mohamed Belkateb. Et de l’eau à El Tarf, il y en a plus qu’ailleurs dans le pays. Elle vient surtout du ciel, mais aussi des conduites d’eau crevées qui saignent du précieux liquide dès qu’on ouvre les vannes pour la distribution.

Et le wali ne croit pas si bien dire, car on a pu constater le désastre que causent quelques averses sur de l’asphalte fraîchement déposé. En l’occurrence celui de boucher les ornières sur le passage du ministre de l’Agriculture à El Kala il y a tout juste un mois. Les ornières sont revenues, au grand dam des automobilistes. Un peu plus profondes et plus larges, car le ciel a été généreux dans la région.
Partout, dans toutes les localités de la wilaya, les chaussées sont défoncées, même celles récemment réalisées ou refaites.

En dehors de quelques axes où, en revanche, ce sont les dos-d’âne qui supplantent les nids-de-poule. Les nouveaux feux de circulation du chef-lieu, apparus avec le nouveau plan de circulation qui n’a pas changé grand-chose, ne règlent pas le problème.

En effet, les automobilistes passent au feu vert, mais sont immédiatement obligés de ralentir pour traverser les champs de nids-de-poule. Dans les quartiers nord de la rue principale, la RN44, il n’y a pas une seule rue praticable, au sens propre du terme. C’est un parcours éprouvant, aussi bien pour l’homme que pour sa machine que d’entrer par le nord de la ville en venant de Aïn Khiar.

Ce n’est pas mieux ailleurs, Dréan, Besbès, Zerizer, Ben Mhidi, Asfour, Sidi Kassi, Bouteldja, Aïn El Assel Om Teboul, El Aïoun, Zitouna, Aïn Karma et Bouhadjar. C’est encore pire dans les agglomérations secondaires, où il n’y a plus d’asphalte sur les chaussées. Il y a même des situations sidérantes, des ralentisseurs sur une chaussée défoncée sans asphalte !

On roule relativement mieux sur les routes en dehors des villes. Pas toutes, les plus empruntées. Il y a 300 km de routes nationales (RN) qui traversent El Tarf et tout autant en chemins de wilaya (CW). 1000 km en chemins communaux (CC). Ce réseau est praticable, mais pas circulable, si on s’en tient aux normes nationales, avant même de se comparer à d’autres pays.

En premier lieu, il faut signaler que des tronçons entiers de la voie double de 100 km le long de la RN44, livrés il y a moins d’une année, montrent déjà des défauts de réalisation. Il aura suffi des pluies d’un seul hiver pour que des fissures et des affaissements apparaissent.

Les eaux de pluie ne s’évacuent pas ou si peu et forment des flaques d’eau qui, lorsqu’elles ne ralentissent pas ou coupent la circulation, provoquent des risques d’aquaplaning. Les automobilistes se plaignent encore de ces «ronds-points» mortels, loin des standards internationaux, dont la préoccupation première est la sécurité des automobilistes et non pas un élément sans consistance qui ne fait marquer qu’une intersection.

Celui de Hennaya, sur la RN84 A, entre El Kala et l’aéroport, est en lui-même un chef-d’œuvre. Il donne le tournis à celui qui l’emprunte. Et dire qu’il y a des bureaux d’études qui dessinent et suivent ces projets. On n’enlèvera pas de l’esprit des gens que ce n’est pas la sécurité des routes qui est en jeu dans ces réalisations qui frisent le ridicule.

Et pour finir, il faut citer les dos- d’âne qui, au lieu de disparaître, comme l’exige la réglementation en la matière, se multiplient en nombre et dans la forme. C’est à qui mieux mieux. On pourrait croire que pour des responsables, et pas seulement les maires, l’importance d’une localité se mesure au nombre de ses dos-d’âne. Et il y en a malheureusement de très dangereux, en pleine campagne et pas signalés du tout. Mortels.

Nombreux sont ceux qui sont mis à profit par des commerçants ambulants et deviennent ainsi doublement plus dangereux. Les autorités locales, interpellées à différentes reprises sur l’anarchie des ralentisseurs, ont exigé de la commission de wilaya ad hoc de prendre des mesures, en vain. «Ils sont plus forts que l’Etat qui ne montre ses muscles que face à des citoyens sans défense et tant pis si cela fait des victimes. On avisera lorsqu’il y aura des morts».       

Slim Sadki
 
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