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Oum El Bouaghi

L’école parallèle a de beaux jours devant elle

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le 27.09.17 | 12h00 Réagissez

Les cours de soutien ont repris de plus belle cette année encore. Cela fait courir les parents et leur progéniture pour un complément de leçons.

Est-ce à dire que l’école publique n’est plus en mesure d’assurer l’instruction et l’éducation des écoliers, collégiens et lycéens ? Sinon comment expliquer cet engouement pour les cours privés, dispensés souvent dans des locaux insalubres et mal aérés, parfois dans la promiscuité et sans sécurité ? Comme lors des rentrées passées, nombre d’enseignants et de professeurs dispensent des cours dans des locaux loués chez des particuliers pendant les jours de repos, c’est-à-dire les vendredis et samedis. Les prix mensuels exigés pour les cours de soutien varient d’un professeur à un autre.

Et aussi, pour les matières enseignées, comme les mathématiques, les sciences naturelles et la physique, ce sont les plus sollicitées, par les élèves de terminale surtout. Cela n’empêche pas les professeurs des langues de proposer des cours aux élèves qui souffrent d’insuffisances en arabe, français ou anglais. Si, au départ, seuls les lycéens cherchent à compléter leurs connaissances en requérant les services des profs dans telle ou telle matière d’enseignement, aujourd’hui la contagion a touché aussi les paliers du primaire et du moyen. Les parents soucieux du niveau bas de leur progéniture dans telle ou telle matière y recourent, encouragés en cela par les résultats des autres enfants du quartier ou de la ville. Ce qui est remarquable par-dessus tout, c’est que cette pratique, celle de dispenser des cours de soutien, ou spéciaux, se pratique même dans les petites villes après avoir «contaminé» les grandes localités comme Aïn Beïda, Oum El Bouaghi et Aïn Mlila.

Les enseignants et autres professeurs de lycée, de leur côté, y trouvent leur compte, puisque cela leur rapporte un peu plus d’argent. Parfois beaucoup ! Cela dépend du nombre d’élèves dont l’enseignant a la charge. Il y a quelque temps, le ministère de l’Éducation s’est élevé contre les cours en question, mais sans résultat. Pour y pallier, des cours supplémentaires ont été prodigués aux élèves retardataires, et ce, en dehors des horaires légaux. Ceci dit, tant qu’il n’existe pas d’écoles privées en nombre suffisant, les cours de soutien dans des lieux ne disposant pas de toutes les commodités continueront à être dispensés. L’école parallèle a de beaux jours devant elle, comme disait l’autre.    
 

Baâziz Lazhar
 
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