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Conseil de l’exécutif d’El Tarf

L’eau et la rentrée scolaire au menu

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le 24.08.17 | 12h00 Réagissez

Près de 46 000 élèves sur près de 100 000 bénéficieront de la prime de 3 000 DA, qui sera versée à partir du 27 août. Soit un peu moins de la moitié de la population scolaire d’El Tarf.

Une aide financière qui s’élève à 130 millions de dinars, selon le directeur de l’éducation, qui est intervenu lors du conseil de l’exécutif, tenu mardi. «La rentrée doit être une fête pour les enfants et leurs parents, car c’est un événement majeur dans la vie d’une personne, chacun en a fait l’expérience. C’est pour raison que la prime doit impérativement être versée avant la rentrée et pas après», a insisté le wali, Mohamed Belkateb. Les écoles devront être préparées pour cette fête. «Nettoyées à fond et égayées pour que le souvenir du premier jour de l’école reste impérissable», a encore exigé le wali. Ce qui ne sera pas une mince affaire.

En effet, à El Kala, depuis une vingtaine d’années et malgré l’opposition acharnée des parents d’élèves, les salles de classe sont transformées pour accueillir les colonies de vacances des personnels de l’éducation, au motif qu’à ce titre ils ont le droit d’en disposer à leur guise. Une appropriation qui dévalorise «la salle de classe» et ce qu’elle véhicule comme symboles et valeurs. Après leur départ, les locaux sont laissés dans un état lamentable et il y a de nombreuses portes, fenêtres, serrures, vitres, revêtements, sanitaires et plomberie endommagés. Selon des responsables de la commune qui gèrent les écoles primaires, il y a une convention et une caution de 500 000 DA qui est retenue pour effectuer les réparations, mais cela ne fonctionne pas, car les comptes de ces syndicats ne sont pas approvisionnés et personne n’ose aller plus loin pour ne pas s’attirer des ennuis.

C’est donc aux parents d’élèves que reviendra la charge d’effectuer les réparations, car la commune n’en a pas les moyens. Et des parents d’élèves sensibles à la condition de leurs enfants à l’école, ça ne court pas les rues. Le conseil de l’exécutif est ensuite revenu sur l’AEP des populations, qui, de la sorte, en fait la priorité des priorités du wali. L’examen du secteur a révélé le nombre impressionnant des opérations inscrites, que ce soit pour l’approvisionnement de la ressource et son stockage que pour sa distribution. A quelques rares exceptions, elles accusent toutes des retards qui ont un dénominateur commun : la gestion bureaucratique des marchés et ensuite leur suivi sur le terrain. Pour le wali, il y a un manque de réactions et une incompréhensible inertie face à des situations certes bloquées, mais pas insurmontables.

Le passage en revue du secteur a montré qu’il y a en effet suffisamment de moyens pour faire face à court terme à la situation de soif chronique dont souffre la population. On n’a curieusement pas évoqué, ou on a évité d’évoquer le problème récurrent des entreprises qui arrachent les marchés sans avoir les moyens de réalisation. La calamité du développement s’est abattue sur El Tarf, qui est affublée de la triste réputation de faire fuir les entrepreneurs les plus performants, par une lourde bureaucratie alliée à la corruption, ou plus précisément à l’extorsion de fonds. Pour de nombreux observateurs, ces entreprises participent pour une grande part au retard accusé dans les programmes dans le secteur de l’hydraulique.

Et puis il y a encore cette histoire de la station de traitement du barrage de Mexna (30 millions de m3), situé en aval du barrage de Bougous (60 millions de m3) alimentant Annaba, toutes les localités du couloir de la RN44 et la bande frontalière. Cette station connaît des arrêts quasi permanents depuis sa mise en service pour des problèmes de filtres, de pompes et de fuites. Ce n’est pas rien et imaginez un peu le tsunami de colère qu’elle provoque avec ses pannes. «Pas de moyens, c’est le langage des fainéants. Vous avez le personnel qu’il faut, rentabilisez-le», a encore lancé le wali aux APC qui se plaignent de ne pas pouvoir venir à bout de la saleté présente partout sur le territoire de la wilaya.

Slim Sadki
 
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