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Après analyse par un laboratoire specialisé à Souk Ahras

L’eau de deux sources déclarée non potable

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le 19.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	La population a recours à l’eau de source même si cette dernière est contaminée
La population a recours à l’eau de source même si...


Une commission composée des représentants des directions de la santé et de la population (DSP), des ressources en eau (DRE) et de l’environnement a déclaré  dans un rapport établi récemment après analyse de prélèvements de deux sources, en l’occurrence celle implantée à l’entrée de la place Guettar Ezzaidi (ex-cité Baoulou) et celle qui donne sur l’aire de détente du lieu-dit T’rig-Jedida, que leur eau n’est pas potable.

«Ces deux sources exposent la population à un danger certain à cause d’une forte concentration en bactéries et d’un taux élevé en minéraux», a déclaré à El Watan, un membre de ladite commission, qui estime qu’une campagne de sensibilisation et des plaques pour information avec mention «eau non potable» doivent être mises à exécution dans les meilleurs délais. «Des dizaines de personnes font quotidiennement le pied de grue devant ces sources pour s’approvisionner en eau, notamment par ces temps de grandes chaleurs. Une majorité parmi eux croit que l’eau est potable, les visiteurs étrangers entre autres», a-t-il ajouté. Contactée, à ce sujet, une autre source, très au fait de ce dossier, a révélé que des résidus de matières fécales ont été décelés dans cette eau qui est déconseillée même pour le contact avec les produits comestibles, voire la peau et les yeux de l’être humain. Même si elle est utilisée seulement pour le ménage et le lavage de la vaisselle, des pathologies telles que l’eczéma et les mycoses peuvent être contractées à moyen terme. Pis encore, la source de Baoulou, qui charrie un important taux de métal non absorbé et une quantité non négligeable de produits chimiques que déversent des entreprises utilisant des produits chimiques d’une grande toxicité et implantées dans sa proximité, pourraient augmenter les risques de maladies cardio-vasculaires et de plusieurs cancers.

Le rapport en question a été adressé la semaine passée aux services de l’APC de Souk Ahras. Reste à savoir si ces derniers, frappés depuis peu de torpeur, réagiront avec célérité. Même si nos sources n’ont pas établi une relation de cause à effet par rapport au nombre impressionnant des personnes admises au niveau des structures sanitaires avec symptômes de contamination (nausées, vomissements, maux de tête et diarrhées) le personnel médical d’une polyclinique publique atteste qu’une majorité des patients réside dans la périphérie des quartiers précités.

Abderrahmane Djafri
 
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