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Sensibilisation au dépistage du cancer du sein à Bordj Bou Arréridj

L’association Essalem active contre vents et marées

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le 22.10.17 | 12h00 Réagissez

Initiée par l’association caritative Essalem, de Ras El Oued, la journée de dépistage et de sensibilisation contre le cancer du sein a drainé, hier, des centaines de femmes à la salle Djaghmani, réquisitionnée à titre gratuit pour l’occasion.

Nous nous attendions à une soixantaine de femmes, nous dit Omar Loualâa, président de ladite association, qui poursuit: «Les femmes sont de plus en plus conscientes et soucieuses du danger du cancer qui les guette si elles ne se font pas dépister à temps. Même les femmes rurales s’y sont mises en acceptant la palpation, jadis un sujet tabou.» C’est ce qui nous a été confirmé par certains époux, qui ont accompagné leurs femmes. «La santé de ma femme passe avant tout. Les idées reçues, on doit les laisser de côté, car la santé de mes enfants est liée à celle de leur mère. Donc, pas question de badiner sur le sujet ni de se laisser enfermer dans un esprit archaïque», nous dit Abdelkader, de Bir Aïssa. «Moi aussi, j’ai accompagné ma femme et ma belle-fille pour un dépistage que j’espère négatif», enchaîne Belkacem, de Ras El Oued.

Une équipe médicale d’une trentaine de médecins spécialistes, généralistes et de paramédicaux a été réquisitionnée pour accueillir les femmes de 15 communes de Bordj et 2 de Sétif, en vue de leur faire subir des examens systématiques. S’agit-il d’une prise de conscience chez les femmes ? Pour tenter de comprendre, nous avons questionné deux médecins présents sur les lieux, un homme et une femme. «Tout à fait. C’est une prise de conscience chez les femmes, y compris rurales. Au maximum, on s’attendait à une centaine de femmes, mais au final, comme vous pouvez le constater, elles sont des centaines, et il n’est même pas onze heures. A ce rythme d’affluence, on pourra comptabiliser en fin de journée quelque 700 à 800 femmes», nous dit Dr Mihoub, directeur adjoint de l’EPSP de Ras El Oued. «Contre toute attente, l’opération que nous organisons aujourd’hui a drainé des flux de femmes, visiblement conscientes de la lourdeur de la pathologie.

Et cela ne peut que nous donner le sentiment de satisfaction de l’action que nous menons. J’ai décelé quelques cas suspects sur une quarantaine de consultations que je vais orienter vers le radiologue privé. En tout cas, la communication passe très bien avec les femmes qui se montrent coopératives et réceptives. Et à travers elles, nous essayons de sensibiliser d’autres femmes pour aller se faire dépister», nous dit Dr Benkhelifa, de l’EPSP de Ras El Oued.

Pour accompagner les malades en leur permettant l’accès à une prise en charge médicale, il faut des moyens. Et c’est là où le bât blesse pour l’association Essalem. «Malgré nos soucis financiers, nous ne baissons jamais les bras. Nous tentons toujours, avec les moyens du bord, d’être utiles à la société. Nous avons des dettes qui s’élèvent à plus de 140 millions de centimes. Et pourtant nous ne recevons aucune aide ni subvention d’où que ce soit», conclut M. Loualâa sur un ton dépité qui sonne comme un appel aux responsables de mettre la main à la poche pour venir en aide à une association qui compte parmi les plus actives au niveau national «et l’empêcher de faire naufrage».  
 

M. Allouache
 
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