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La présidente de l’Association Iqra à Mila

L’alphabétisation de la femme demeure un défi

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le 04.03.18 | 12h00 Réagissez

A l’occasion de la célébration de la Journée nationale d’alphabétisation, la présidente de l’Association algérienne Iqra, Aïcha Barki, s’est rendue, hier, dans la wilaya de Mila, où elle a participé aux festivités prévues à l’occasion.

Approchée en marge des travaux de cette journée, Mme Barki a souligné que l’alphabétisation de la femme reste un défi à relever malgré les efforts déployés dans ce sens depuis des années. Notre interlocutrice précise : «Le taux d’analphabétisme est de 10,16% à l’échelle nationale, dont 10% de femmes.» Le taux élevé des femmes analphabètes constitue, selon la présidente d’Iqra, une véritable difficulté devant les politiques d’insertion de la gent féminine entreprises par les pouvoirs publics.

Pour contribuer un tant soit peu à la préparation de la femme analphabète à une éventuelle entrée dans le monde du travail, l’association, souligne Mme Barki, s’est lancée, depuis 2016, dans un projet qui allie alphabétisation et formation professionnelle, grâce aux aides financières accordées à cette entité par l’Unesco.

«Notre politique actuelle est orientée vers la création de centres de proximité, où les femmes pourront apprendre à lire et à écrire et, dans le même temps, s’initier à des métiers artisanaux qui pourront leur assurer une certaine autonomie dans l’avenir.» Aïcha Barki souligne que grâce aux aides de 20 000 dollars accordés par l’Unesco à Iqra en 2016, celle-ci a pu ouvrir et encadrer 15 centres de proximité au niveau d’autant de wilayas et que «des efforts sont déployés au niveau d’autres régions pour élargir le taux de pénétration de l’association.»

Déplorant par ailleurs des inégalités entre hommes et femmes, notamment dans l’accès à l’instruction et aux postes de responsabilité, notre interlocutrice appelle à plus d’égalité entre les sexes. «L’égalité entre les hommes et les femmes n’existe que dans les textes ; dans les faits, elle est inexistante. Sur une liste électorale par exemple, les femmes n’ont le droit qu’à 31%, alors qu’elles constituent la majorité de la société», ironise-t-elle. 

K. Bouabdellah
 
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