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Affaire opposant un mandant à son propre avocat

«J’ai été victime d’une arnaque»

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le 25.10.17 | 12h00 Réagissez

Mohamed-Tayeb Fettar, un citoyen de Souk Ahras qui devait demander, l’année 2016, les services d’un avocat agréé pour défendre son fils impliqué dans une affaire de droit commun, s’est rendu compte, à son détriment, que tout justiciable, même plumé sans barème, n’est jamais sûr d’être au bout de ses peines (voir El Watan du 06/02/2017).

Voici in extenso sa déclaration faite à notre journal et confortée par des documents : «Je me suis présenté comme mandant à l’avocat (nom, prénom et domiciliation cités par le plaignant) pour demander sa constitution comme représentant de la défense dans cette affaire, et ce, conformément aux textes légaux et sans jamais faillir à notre engagement, notamment pour ce qui est de ses droits, voire d’autres frais et arriérés. L’avocat, qui a réussi à nous convaincre qu’il s’agit d’une affaire grave qui nécessiterait l’assistance d’au moins un bâtonnier, a demandé et reçu une somme de 400 000 DA pour demander un deuxième versement d’une valeur de 800 000 DA.

Soit. Le jour du procès, aucune partie ne s’est présentée pour la défense et aucun avocat, encore moins un bâtonnier, n’est venu plaider en faveur de mon fils qui a été acquitté le jour même». Une première plainte contre l’avocat a été déposée le mois de janvier de l’année 2016, suivie d’un procès-verbal d’audition établi par les services de sécurité le mois de février de la même année, selon la doléance écrite adressée aux différents responsables dont une copie a été remise au journal. Un deuxième procès-verbal d’audition, rédigé au mois d’août de la même année, une deuxième plainte déposée le 9 janvier 2017, des doléances transmises au bureau de l’Ordre des avocats de la région ainsi que ses représentants à Souk Ahras, sont autant de démarches restées, à ce jour, sans écho. Mohamed-Tayeb Fettar, qui en fait une affaire de dignité s’est dit décidé à ne point lésiner sur les moyens pour faire valoir ses droits par rapport à un acte gravissime et préjudiciable. «Est-il concevable que l’on soit victime d’arnaque là où l’on est censé être le mieux protégé?», s’est-il demandé, tout en exprimant le souhait de voir la justice appliquée sans considération pour les statuts et les corporations qui exercent dans sa proximité.                                        

Abderrahmane Djafri
 
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