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Aménagement urbain à Souk Ahras

Elimination de deux rues névralgiques de la ville

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le 03.07.17 | 12h00 Réagissez

La mauvaise conception urbanistique de la ville de Souk Ahras prend des formes multiples, et à chaque projet de construction et de réhabilitation, la population locale retient son souffle, car convaincue que tout se fait dans l’approximatif de la part des entrepreneurs. 

Pour une cité qui suffoque à cause des immeubles à plusieurs étages, des extensions anarchiques et d’une circulation routière des plus denses, les concepteurs de la mosquée El Amen, réceptionnée malgré tout en grande fanfare et des louanges aux structures dépensières, n’ont pas trouvé mieux pour rendre service aux fidèles que d’éliminer les aires de stationnement. L’élimination sans objectif valable des accès vers les rues Abbés Laghrour et Saint-Augustin a donné naissance à des embouteillages et des stationnements en pleine chaussée.
L’un des habitués de cette mosquée fera également remarquer que ces deux rues transformées en espaces interdits ne profitent ni à la ville ni aux gens qui désirent s’acquitter de leur prière pendant les heures de forte affluence. «Si je dois stationner mon véhicule pour la prière du Asr, je dois impérativement bloquer la circulation pour au moins une heure», a-t-il déclaré.

La veille de l’achèvement du projet, M. H., l’architecte chargé du suivi technique de cet ouvrage, a déclaré à El Watan que lesdites rues ne feront l’objet d’aucune obstruction vu l’exiguïté de cette partie de la ville et l’absence d’autres voies routières qui doivent mener vers les artères principales de Souk Ahras et servir d’espaces de stationnement pour les taxis qui desservent la cité Chaâbani.

Ces derniers diront, par le biais de leur représentant que la rue Frantz Fanon à laquelle ils étaient affectés temporairement lors de la réalisation du projet, ne répond plus au nombre des usagers qui va crescendo ni au nombre impressionnant des véhicules. «Nous avons une moyenne de deux accidents chaque semaine à cause de l’encombrement dont nous sommes victimes», a-t-il lancé. D’aucuns se demandent encore si le fait d’hypothéquer ces deux voies publiques obéit à une logique de gestion urbaine ou d’un esprit accaparement insensé, perceptible également à l’entrée principale de la mosquée, où des blocs immenses de béton sont placés en guise de plaques d’interdiction pour le stationnement des véhicules.
Le plan de circulation est à revoir tout comme les agressions semi-légales des voies publiques ainsi que le parking souterrain de ladite mosquée  avéré non conforme aux normes de sécurité après réception. 

Abderrahmane Djafri
 
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