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Projets d’investissement en jachère à Souk Ahras

Dossiers fictifs et dilapidation du foncier industriel

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le 14.12.17 | 12h00 Réagissez

Dans le secteur touristique, la wilaya peine toujours à avoir des structures d’accueil pour recevoir ses hôtes.

Dans un bilan rendu public à l’occasion de la dernière visite du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, les services de la wilaya déplorent le manque d’engagement de la part des investisseurs locaux, tous secteurs confondus. Nous y lisons ceci : «La majorité des entités porteuses de projets manque de volonté s’agissant de la concrétisation desdits projets pour des raisons différentes, telles que leur volonté à privilégier l’octroi des assiettes foncières, l’incompétence, l’absence d’une culture relationnelle avec les autres partenaires comme les banques et leur ignorance de certaines mesures administratives.»

Un constat qui converge vers les propos du même ministre précité, qui a relevé par la même occasion l’absence d’un hôtel digne du statut de cette wilaya, aspirant à une position meilleure en matière d’investissements productifs et générateurs d’emplois. «Est-il concevable qu’une wilaya de cette envergure peine à recevoir ses hôtes et à créer un pôle touristique ?», se demanda le ministre en pleine réunion avec les représentants de la société civile.

Le tourisme étant depuis quelque temps victime des nominations à quota, dont pâtit Souk Ahras. Les autres créneaux ne sont pas mieux lotis. Ainsi, selon un bilan officiel, 243 dossiers sur 666 demandes d’investissement ont été validés, dont 75 projets adoptés conformément à la loi de finances de l’année 2015. Le montant global desdits projets est de l’ordre de 56,74 milliards de centimes et d’une capacité de création de 7 938 postes d’emploi.

A noter que la wilaya de Souk Ahras, qui compte 13 zones d’activités pour une superficie globale de 158,87 hectares, accuse un retard flagrant en matière d’investissement comme cité plus haut. Les exemples les plus édifiants concernent la zone industrielle de Bir Bouhouch, décriée à l’unanimité pour l’implantation d’un grand nombre de prédateurs et de pseudo investisseurs, qui ont déjà fait main basse sur le foncier. Des hectares y sont proposés en sous-traitance ou carrément à la vente.

Le deuxième exemple concerne le scandale avéré du projet d’un supposé parc d’attractions, devant être réalisé à proximité de l’université de Souk Ahras, où trop  de zones d’ombre entourent le but réel de ce projet fictif. Du coup, ce sont plus de 5 hectares attribués dans des conditions contestées.

Le wali de Souk Ahras a donné instruction pour que les délais de réalisation desdits projets soient scrupuleusement respectés au risque de récupérer sans appel ces espaces dilapidés. Des réunions périodiques avec les investisseurs sont également prévues pour remédier au problème. En attendant telles mesures salvatrices, ce sont seulement 3 projets concrétisés à l’échelle de toute la wilaya.                              

Abderrahmane Djafri
 
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