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Secteur de la santé à Oum El Bouaghi

Des structures qui souffrent de nombreuses insuffisances

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le 20.11.17 | 12h00 Réagissez

La répartition des médecins spécialistes sur les différentes régions n’est pas équitable, les nouveaux recrutés préférant les hôpitaux des grands centres urbains.

Tout le monde parmi la population de la wilaya se rappelle encore de l’incident à cause duquel le wali avait suspendu de ses fonctions le directeur de l’hôpital Ibn Sina de la ville d’Oum El Bouaghi. Un jeune souffrant d’une crise d’asthme aiguë a été admis dans cette structure sanitaire et il était urgent de l’évacuer vers le CHU de Constantine pour une prise en charge adéquate. Malheureusement, l’hôpital Ibn Sina ne disposait pas d’une ambulance médicalisée.

Chose qui avait fait réagir le chef de l’exécutif. Ce cas est symptomatique de l’état général du secteur de la santé dans la wilaya, souffrant depuis des années de multiples dysfonctionnements. Lors du forum de la radio d’Oum El Bouaghi, animé récemment, les invités n’ont pas manqué de soulever cette problématique qui pénalise énormément les pauvres malades et leurs familles.

Il est d’abord utile de rappeler que la wilaya d’Oum El Bouaghi compte cinq hôpitaux, implantés dans les grandes daïras, à savoir Meskiana, à l’est, Aïn Beïda et Oum El Bouaghi, au centre, Aïn Fakroun et Aïn M’lila à l’ouest, en plus d’une douzaine de polycliniques et d’une multitude de centres de soins pour les petites communes.

Parmi tous les établissements sanitaires, celui de la ville de Meskiana est le moins nanti. L’hôpital de cette ville manque de nombreuses spécialités, dont la gynécologie, l’ORL, l’ophtalmologie, la cardiologie et d’autres encore. Selon certains citoyens, la répartition des médecins spécialistes sur les différentes régions n’est pas équitable. Il apparaît même que les nouveaux affectés à la wilaya jettent leur dévolu sur les hôpitaux des grands centres urbains.

Qu’en est-il des soins prodigués et surtout des analyses demandées par les praticiens de la santé ? Il est demandé à certains malades hospitalisés d’effectuer les analyses auprès des laboratoires  privés. Tahar, dont la mère a été hospitalisée à Aïn Beïda se souvient : «A chaque hospitalisation, les médecins demandent des analyses que je dois effectuer chez des privés.» Même chose pour le scanner !

Si les hôpitaux d’Oum El Bouaghi, de Aïn Beïda et de Aïn M’lila en sont pourvus, Meskiana attend le sien depuis des années. L’hôpital Zerdani de Aïn Beïda utilise encore un vieil incinérateur, installé dans l’enceinte même de l’établissement. Ce qui porte préjudice à la santé des malades et des citoyens habitant dans les environs immédiats.

La wilaya a bénéficié de nombreux projets en vue d’améliorer la situation sanitaire des habitants, mais l’on attend leur lancement. Comme on attend l’ouverture de l’Institut paramédical, inscrit en 2006 dans le fameux Programme de développement des Hauts Plateaux en 2006 et dont les travaux accusent toujours un énorme retard. Ce qu’il faut déplorer par-dessus tout, c’est la fermeture du Centre régional (CMS), qui relève de la Sécurité sociale.

Ce dernier avait rendu d’énormes services aux assurés ayant de faibles revenus, il leur permettait notamment d’effectuer les analyses à des prix symboliques. Il est, selon certains, appelé à être transformé en centre d’imagerie médicale. A Aïn M’lila, c’est l’hôpital Slimane Amirat, construit en préfabriqué, qui sera transféré vers une nouvelle structure qui disposera de 240 lits.


Baâziz Lazhar
 
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