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Pêche continentale à Guelma

Des ressources avérées mais sous-exploitées

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le 04.02.18 | 12h00 Réagissez

 
	Les zones d’activités aquacoles sont aussi confrontées à un problème de foncier
Les zones d’activités aquacoles sont aussi...


Le pôle régional de la pêche continentale, réunissant les barrages implantés dans les wilayas de Souk Ahras, Tébessa, Oum El Bouaghi, Khenchela et Guelma, a produit durant l’année 2017 plus de 107 tonnes de poissons d’eau douce, toutes espèces confondues. Durant la même année, plus exactement au deuxième trimestre, 3 quintaux de sandre, un poisson carnassier, également d’eau douce, très apprécié pour sa chair, ont été exportés vers la Hongrie, à partir du barrage de Bouhamdane, dans la wilaya de Guelma.

Tels sont, d’emblée, les résultats d’une campagne de pêche continentale, qu’a communiqués, jeudi dernier, à El Watan, Djamel Taberkokt, directeur régional de la pêche et des ressources halieutiques, dont le siège se trouve à Guelma.

En effet, bien que les quantités pêchées durant l’année 2017 aient augmenté significativement par rapport à l’année 2016 de 40 %, il n’en demeure pas moins, que le nombre de concessions attribuées, pour ce type de pêche, est dérisoire, depuis la création dudit pôle en 2001. Mais encore, qu’en est-il de l’investissement dans ce secteur? Qu’en est-il des fermes aquacoles et autres centres de pêche annoncés depuis des années, au titre des nombreux programmes de soutien, dont le plus ancien remonte à l’année 2000 : «Avant toute chose, je tiens à vous dire que le barrage de Aïn Dalia, dans la wilaya de Souk Ahras, est arrivé à son plus bas niveau. Il faut intensifier la pêche pour éviter une mortalité précoce des poissons.

Oui, en effet, les personnes qui activent dans ce secteur ne sont pas nombreuses. Nous disposons actuellement de 5 pêcheurs : 3 à Guelma, pour les barrages de Bouhamdane et Medjez Lebgar, 1 à Souk Ahras, et un à Khenchela, sur le barrage de Babar.» Nous l’aurons compris, il n’y a pas d’exploitants au barrage Safsaf de Tébessa et à celui d’Oum El Bouaghi.

Ainsi, il évident qu’il n’y a manifestement pas d’engouement pour ce créneau, malgré la demande à l’exportation, notamment pour le sandre. Et pourtant la filière est pour ainsi dire vierge. Un soubresaut est cependant annoncé, encore un autre, dans ce secteur, dont les ressources sont avérées, mais sous-exploitées. «Nous avons des demandes d’investissements arrêtées au 31 décembre 2017.

Il s’agit de 9 demandes en aquaculture pour des cages flottantes, une fabrique de glace et une conserverie», nous déclare dans ce contexte le directeur du secteur.

Et de conclure : «Pour ce faire, nous sommes confrontés à un problème d’assiette foncière. Il se trouve que la grande majorité des terrains à proximité des barrages appartient aux privés. Nous prospectons pour des zones d’activités aquacoles (ZAA). Ce qui va permettre de faire des regroupements d’activités conformément à la législation.»

Karim Dadci
 
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