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Bouhadjar (El Tarf)

De l’eau, de l’eau et encore de l’eau

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le 20.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	La région montagneuse et frontalière est restée à l’écart de l’intérêt des autorités
La région montagneuse et frontalière est restée...

Mohamed Belkateb, le tout nouveau wali d’El Tarf, a réuni, jeudi dernier, les exécutifs des quatre communes de la daïra de Bouhadjar pour faire le bilan de la tournée qu’il a effectuée la veille dans cette région montagneuse et frontalière restée à l’écart de l’intérêt des autorités et des élus, sauf en période électorale. Elle est en effet la moins peuplée des sept daïras que compte la wilaya, et c’est probablement l’une des raisons de sa relégation.

Le nouveau chef de l’exécutif, installé il y a un mois, vient de rentrer d’un bref congé et entame une série de tournées pour découvrir sa nouvelle circonscription administrative. En fait, il a commencé avant son congé en tentant de se rendre à Drean, mais ce jour-là, il a dû renoncer. La route était coupée… motif : les habitants de la région de Ben M’hidi réclamaient de l’eau qu’ils n’ont pas eue depuis 3 mois.

L’AEP est le problème récurrent à El Tarf, qui est relativement mieux dotée que le reste du pays. Relativement, il faut le souligner avec force, car beaucoup pensent que c’est l’abondance avec le spectacle de ses lacs, de fragiles flaques d’eau, qui scintillent sous le soleil. On continue à crier à la soif dans les quatre communes de la daïra de Bouhadjar : Aïn Kerma, Hammam Beni Salah, Oued Zitoun et Bouhadjar.

C’est toujours le problème n°1 malgré la réalisation de quelques opérations qui restent apparemment insuffisantes. Pour Mohamed Belkateb, ce sera la priorité des priorités pour les PCD (plans communaux de développement) qui sont désormais, avec le budget de wilaya, les seules ressources financières disponibles. «Il ne faudra plus compter sur le sectoriel, et même si c’est le cas, il faudra apprendre à rentabiliser les investissements», a-t-il déclaré. Dans la hiérarchie des problèmes soulevés par la population, viennent ensuite la route, l’accès et le logement. Le «rural», qui est devenu un enjeu de taille dans ces zones reculées, est en effet le seul champ de manœuvre qui reste aux élus. Le wali reconnaît, enfin, que cette formule propage la zone éparse et multiplie exponentiellement les besoins en infrastructures.
 

Les élus défaillants ne seront plus payés

Autre problème qui saute aux yeux, la saleté. Elle est présente partout. «Là où on va, il y a des tas d’immondices», s’est encore scandalisé le chef de l’exécutif. «Il n’y pas de décharge publique pour la daïra», lui a-t-on répondu. Et encore moins de moyens de collecte. Pour le wali, ce ne sont pas des arguments qui convainquent. Il y a manifestement une démobilisation de la population pour des gestes simples et civiques, comme celui de nettoyer devant chez soi. Il y a sans aucun doute un laisser-aller des élus qui se sont complètement détachés de la population. Pour le wali, les premiers concernés par la propreté sont les élus, ensuite les citoyens.

«Des élus sont absents et ils ne travaillent pas, alors qu’ils sont permanents et touchent un salaire. Ils devront dorénavant justifier leur salaire ou ils seront écartés, ce qui fera des économies à la commune», a déclaré le wali en s’interrogeant sur le fait que beaucoup ne soient pas présents, alors qu’ils ont été conviés à la réunion. «Les élus sont à El Tarf», lui a-t-on répondu, mais ils sont à la mouhafada du FLN, où ils se livrent au même moment à une guerre sanglante autour des compositions des commissions des listes électorales.
 

Slim Sadki
 
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