Régions Est Actu Est
 

Commune d’El Euch (Bordj Bou Arréridj)

Chômage, manque de subventions et prolifération des carrières d’agrégats

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 08.11.17 | 12h00 Réagissez

De par sa vocation agro-pastorale, la commune d’El Euch, au sud, est censée subvenir largement aux besoins de la wilaya en termes de fruits, légumes, viandes et céréales.

Pourtant, il n’en est rien pour cette municipalité, à cheval entre les wilayas de Bordj et M’sila, qui dispose d’une immense superficie avec ses quelque 24 000 habitants, à cause du chômage, du manque de subventions et, cerise sur le gâteau, la prolifération excessive des carrières d’agrégats.

Des ingrédients suffisants pour laisser l’écosystème à bout de souffle.
«L’oued Legsab est un des atouts de la commune qui fut, à une époque, source de prospérité pour l’ensemble des populations de la région en puisant l’eau pour l’irrigation des récoltes. Aujourd’hui, il est pollué, à cause des déchets qui y sont déversés pour faire le paradis des insectes pourvoyeurs de maladies. Et comme par enchantement, une quinzaine de carrières d’agrégats ont été implantées un peu partout, et le pire, c’est qu’elles n’activent pas dans les normes, à l’exception de deux ou trois unités», selon un habitant de la région. Et de poursuivre : «Les stigmates des inondations de 1994 sont toujours là. Cette catastrophe naturelle avait, en effet, balayé tout et n’a rien épargné sur son passage, habitations, vergers, maraîchages...» Sans interruption, notre interlocuteur n’en finit pas d’énumérer les points noirs qui entravent le développement de la commune. «Les localités de Laâtaoua et Lebibet sont privées d’école primaire, contraignant ainsi les enfants à faire le trajet jusqu’à l’école de Lemdjaz, distante de 13 km de là, en l’absence d’une passerelle pour enjamber l’oued qui, en sortant de son lit, mettait la vie des petits comme des grands en danger.

Trouvez vous acceptable qu’un gamin de 6 ans supporte de faire une navette de 26 km au quotidien ?» s’est-il indigné, en indiquant qu’ hormis l’électrification quasi totale dont bénéficient les citoyens et le raccordement d’une partie du chef-lieu de commune au gaz, les autres bourgades sont privées de tout : ni gaz, ni routes praticables, ni réseau d’assainissement, ni un collège à Lemdjaz pour alléger le fardeau des surcharges des classes au CEM d’El Euch. D’ailleurs, dans nos éditions précédentes, nous avons évoqué le sujet marqué par des sit-in observés par le personnel de l’établissement et les parents d’élèves pour dénoncer les conditions dans lesquelles les élèves sont scolarisés. Au volet du logement, notre interlocuteur indique que bien que le foncier soit disponible pour la construction rurale, et à terme sédentariser les citoyens, les aides tardent à venir. Et encore, précise-t-il, un foncier qui n’est pas inscrit au cadastre pour beaucoup qui ne disposent que des actes notariaux.

L’agriculture est le seul segment qui absorbe une partie du chômage parmi les jeunes qui s’adonnent à l’élevage, l’arboriculture, l’apiculture, le maraîchage et récemment à l’oléiculture. «Certes, le problème d’AEP ne se pose pas, puisque le forage de Lemdjaz, d’un débit de 80 litres par seconde, alimente 8 villages, mais nous demandons aux tenants et aboutissants de procéder à la mise en valeur des terres agricoles et d’aider les petits agriculteurs en moteurs et forages, tant qu’il est interdit aux citoyens de creuser sans l’aval des services des ressources en eau, pour optimiser l’exploitation», conclut notre interlocuteur. 

Allouache M.
 
loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...