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Bouchebka (Tébessa) : Un poste frontalier toujours sollicité

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le 27.11.17 | 12h00 Réagissez

Il y a ceux qui désirent obtenir les cachets d’entrée et de sortie du territoire tunisien pour pouvoir bénéficier du change en euros pour l’année prochaine.

D’aucuns se demandent toujours pourquoi le poste frontalier de Bouchebka, situé à 48 km à l’est de Tébessa, demeure le plus sollicité par les Algériens qui veulent se rendre en Tunisie. Tout simplement parce que les conditions sont meilleures, notamment la proximité (100 mètres) avec le poste de police tunisienne des frontières.

Ce sont d’ailleurs les gens non véhiculés qui se ruent vers ce poste, notamment ceux qui désirent obtenir les cachets d’entrée et de sortie du territoire tunisien pour pouvoir bénéficier du change en euros pour l’année prochaine. Nous avons rencontré, jeudi dernier, jour des élections locales, des concitoyens qui sont venus justement pour se faire apposer sur leurs passeports le cachet d’entrée en Tunisie.

Il était neuf heures et le poste n’est pas submergé comme d’habitude. «J’ai choisi cette journée pour passer les formalités d’usage sans encombre», nous lance un citoyen. D’autres passagers sont venus de Constantine, d’Oum El Bouaghi ou de Khenchela pour la même «mission». Même les policiers ne montrent aucun signe de nervosité. «D’habitude, on est submergés devant une foule très nombreuse, surtout à l’approche du mois de décembre. On ne sait plus où donner de la tête», nous révèle un agent des Douanes.

On se demande quand même pourquoi des citoyens font parfois de longs déplacements, juste pour se voir apposer le cachet tunisien sur leurs passeports. «Chaque année, je me pointe au poste frontalier avec ma famille pour le fameux sésame, car comme vous le savez, on ne peut pas avoir droit à un autre change si on ne traverse pas la frontière et qu’on ne prouve pas qu’on a bel et bien fait usage du premier change. Il faut le dire texto : on a besoin d’euros, car si on veut les changer contre des dinars, on réalise un certain gain», nous confie un jeune venu de la petite ville de Sigus, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi.

Un père est venu avec toute sa famille. Il se présente devant le guichet de la police des frontières avec cinq passeports. Pour 75 000 DA, il a reçu 525 euros. Mais quand on sait que sur le marché parallèle l’euro se change contre 190 ou 200 DA, ça rapporte un bénéfice plus ou moins conséquent. Beaucoup ont remarqué qu’au niveau des banques algériennes, les allocations touristiques sont de plus en plus difficiles à obtenir. En 2004, les banques accordaient 150 euros par passeport.

Au vu de la baisse de la valeur du dinar, l’allocation a également baissé, mais ceci n’empêche pas le citoyen de demander  chaque année le change. «Personnellement, je me contente du change, car en deux années, je peux payer à ma famille quelques jours à Hammamet ou à Sousse. Dans tous les cas, cela me revient moins cher que dans un hôtel du pays», avoue un habitant de Constantine.        

Baâziz Lazhar
 
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