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Bordj Bou Arréridj : La CNAS déplore «l’absence d’éthique»

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le 28.01.18 | 12h00 Réagissez

En décortiquant les activités durant l’exercice 2017, le directeur de la CNAS de Bordj Bou Arréridj, Mustapha El Alem, a tenu à mettre en exergue certains points noirs qui entravent le bon fonctionnement de cet organisme qui touche 84 % de la population de la wilaya.

Le responsable indique que durant 2017, le nombre d’arrêts de travail enregistré était de l’ordre de 26 413, correspondant à 362 699 jours, contre 25 371 en 2016, correspondant à 355 707 jours, soit une augmentation de 4 %. «Certes, il y a une augmentation, mais que nous considérons comme minime. En revanche, ce que nous déplorons c’est l’absence d’éthique chez certains médecins prescripteurs, qui contribuent, en toute connaissance de cause, à la saignée dont la CNAS est victime.

Aux arrêts de travail de complaisance s’ajoutent entre 30 et 35 % de prescriptions médicamenteuses qui ne sont pas justifiées, puisque nous avons constaté, dans plusieurs cas, une flagrante incohérence entre les différents médicaments prescrits, parfois en recto verso, et l’âge du malade. Dans ce cas de figure, il s’agit de malades qui s’adonnent à l’automédication, et pour se faire rembourser, ils recourent à cette méthode illégale», dira-t-il.

Et pour lutter contre la fraude «qui fait payer le bon affilié à la place du mauvais», la CNAS, selon M. El Alem, intensifie les contrôles administratifs en instaurant la DASS (Déclaration annuelle des salaires et salariés). «Par ailleurs, 17 % des malades qui ont fait l’objet d’une visite inopinée à domicile étaient absents.

Et je vous laisse le soin d’interpréter cet état des lieux», poursuit-il. Et pour optimiser l’opération de recouvrement, la CNAS recourt toujours à la LFC 2015, englobant des textes qui permettent aux retardataires de bénéficier des facilités pour pouvoir s’acquitter de leurs créances. «Aujourd’hui, nous sommes à 89 % du recouvrement, le reste concerne 7 % des bénéficiaires d’un tableau d’échéancier et 4 % des entreprises publiques qui ont beaucoup de difficultés à se redresser», conclut-il.
 

M. Allouache
 
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