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Cité Ghellouci à Souk Ahras

Abattage d’arbres et prolifération des baraques

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le 31.10.17 | 12h00 Réagissez

C’est un périmètre de plusieurs hectares où l’on risque de renoncer aux pins et aux oliviers pour céder le décor aux tôles ondulées et aux masures d’un autre âge, et cela se passe à quelques encablures des directions des forêts et des Domaines.

La prolifération des bidonvilles est  un phénomène  coutumier  qui s’accentue à l’approche de chaque échéance électorale. Des baraques qui poussent comme des champignons et d’autres déjà existantes qui se transforment en bâtisses à base de béton, on en voit tout au long de l’année, sauf que «le jeu» se fait à découvert en pleine campagne électorale, quand les communes lâchent du lest et quand tout le monde fait dans la propagande. A la cité Ghellouci, et jusqu’aux confins du cimetière municipal, voire du côté de l’agglomération rurale de Ouled Ali, des bidonvilles connaissent une expansion dans les quatre directions de cette partie de la ville de Souk Ahras.

«Au lieu d’un espace de détente prévu en aval du quartier tentaculaire de Mezghiche et dont le projet n’a jamais été concrétisé, nous assistons quotidiennement à l’arrivée en masse de plusieurs marginaux qui y ont élu domicile et les logis de fortune qu’ils habitent charrient d’autres fléaux qui portent atteinte à la sécurité des citoyens des quartiers limitrophes», a déclaré le représentant du quartier.

Lors de la dernière session de l’APW, Zakia Zouaizia, élue de la même assemblée a tenu à tirer la sonnette d’alarme en disant ceci : «Une bonne partie de ces cités tend vers la disparition à cause des constructions illicites érigées sur des espaces publics par des hordes de jeunes délinquants des quartiers de la périphérie, d’où une atteinte à l’un des rares périmètres restants des terrains non squattés.»

L’abattage des arbres séculaires qui décoraient le paysage de ces agglomérations est l’autre phénomène signalé par les habitants desdites cités. «Chaque vendredi, des personnes malintentionnées, jouissant de complicités certaines, s’acharnent sur les arbres et détruisent un patrimoine forestier de plus d’un siècle d’existence.

L’objectif étant, sans doute, la transformation de l’espace forestier en terrain vague pour mieux gérer les autres phases de la création du bidonville, l’abattage des arbres est systématiquement pratiqué par ces personnes», a signalé A. Abdelkader, un propriétaire terrien, engagé dans une affaire en justice contre deux familles qui ont étendu leurs extensions anarchiques sur sa propriété depuis un terrain forestier. Du coup, c’est un périmètre de plusieurs hectares, où l’on risque de renoncer aux pins et aux oliviers pour céder le décor aux tôles ondulées et aux masures d’un autre âge. Cela se passe à quelques encablures des directions des forêts et des Domaines.                                     
 

Abderrahmane Djafri
 
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