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Incendie à la forêt domaniale de Beni Salah (Guelma)

5000 hectares calcinés, l’ASAL sollicitée

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le 10.08.17 | 12h00 Réagissez

5000 hectares calcinés, l’ASAL sollicitée

L’incendie qui s’est déclaré le 29 juillet, dans la forêt domaniale de Beni Salah à Guelma, l’une des plus belles d’Afrique du Nord qui s’étant sur 12600 hectares et sa réserve naturelle de 2400 hectares, est éteint et sous surveillance depuis mardi dernier en fin d’après midi.

Un premier bilan fait état de 5000 hectares de forêts, sous bois et maquis ravagés par les flammes. « L’extinction de cet incendie n’a été possible, qu’après l’envoi des renforts des wilayas d’Annaba, Batna, Oum El Boughi, Relizane et Tiaret pour la Protection civile et Tébessa en agents des forêts » déclarent conjointement à El Watan, le commandant Benaouda Mohamed, directeur de la Protection civile de la wilaya et Dinar Bachir conservateur des forêts de la même wilaya. Et d’ajouter : «Nous avons été dépassés par l’ampleur de l’incendie à Beni Salah. Bien que prévisible, puisqu’il s’est déclaré à l’origine dans la wilaya de Tarf. Nous avons d’abord, lutté, dans cette wilaya, mais le front nous a surpris. Il faut dire aussi que 10 incendies se sont déclarés en même temps qu’à Beni Salah, notamment dans les communes de Nechmaya, Hammam N’bails, Dahoura et Hammam Ouled Ali.

Ce qui a dispersé nos forces. Il faut dire aussi que les fortes chaleurs et les vents ainsi que le relief accidenté ont compliqué la situation, malgré l’intervention des bulldozers pour le nettoyage des tranchés». Avoué à demi-mot, les moyens matériels et humains engagés par la direction des forets de la wilaya de Guelma restent dérisoires, comparativement à ceux de la Protection civile, en de telles conditions, d’autant que ses agents sont les premiers à donner l’alerte et à intervenir. «Nous sommes près 120 personnes administratives pour toute une wilaya !» nous déclare le directeur des forêts et d’ajouter : «concernant la réserve naturelle de Beni Salah 40 % ont été détruite. Faudrait-il soulier aussi que c’est un sanctuaire de 2400 hectares pour le cerf de barbarie, dont la population est estimée à une cinquantaine d’individus, nous n’avons trouvé pour le moment aucun sujet mort» et de conclure : «nous allons précéder à l’arpentage des lieux détruits par le feu, pour déterminer avec exactitude la superficie sinistrée. Nous souhaitons également que l’ASAL, agence spatiale algérienne, soit saisie pour nous permettre de visualiser les dégâts par des images satellites». Nous l’aurons compris ! Que peuvent faire 50 agents des forêts mobilisables avec pour outils un parc roulant déglingué réduit à sa plus simple expression. Notons enfin, et comble de l’ironie, que la réserve naturelle de Beni Salah, à ne pas confondre avec le reste de la forêt domaniale éponyme qui s’étant jusqu’en Tunisie, est située dans la daïra de Bouchegouf «n’a finalement que l’appellation de réserve !» nous dit-on. L’actuel wali et son prédécesseur ont demandé son inscription officielle, moyennant un dossier bien ficelé, mais qui ne trouve à ce jour aucun écho probant en haut lieu.              
 

Karim Dadci
 
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